Immobilier : pourquoi faut-il rapidement baisser le prix de vente lorsqu'on ne trouve pas preneur ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene 22/05/2026 à 16:44

Si le vendeur ne réagit pas assez vite, il pourrait être contraint de revoir son prix à la baisse de manière plus importante par la suite. Illustration. (AlexanderStein / Pixabay)

Il est parfois difficile de consentir à une baisse de prix lorsqu'on vend un bien immobilier. Pourtant, savoir quand réduire le tarif est l'une des clés pour s'assurer de trouver un acheteur, notamment lorsque le logement est surévalué au départ.

Il est souvent compliqué de savoir à quel prix vendre son bien immobilier, même lorsqu'on est accompagné d'un professionnel. Le parcours de vente est semé d’embuches et mène parfois à des déconvenues, notamment lorsque le logement est surestimé par son propriétaire. Pour être sûr de voir son bien partir un jour, voici quand il faut consentir à baisser son prix, comme l’explique un spécialiste à Capital , ce jeudi 21 mai 2026.

Des surévaluations fréquentes

Un prix de départ surévalué est monnaie courante chez les vendeurs. Les années de vie et les souvenirs dans le lieu, mais aussi les travaux réalisés, peuvent mener les propriétaires à surestimer la valeur d’un bien. En cas de prix surévalué qui ne débouche sur aucune vente, il faut réagir vite.

« S'il ne se passe pas grand-chose en quinze jours ou trois semaines, il faut baisser le prix tout de suite » , préconise Olivier Francfort, agent immobilier de l'agence Laforêt du XVIe arrondissement de Paris. Le professionnel explique en effet que les annonces qui restent trop longtemps sur les portails perdent progressivement en attractivité. « L'acheteur se dit : personne n'en veut, je ne vois pas pourquoi ce serait moi qui l'achèterais » , précise-t-il.

Toucher d'autres profils

Si le bien n’a pas suscité d’intérêt avec le prix de départ, le mieux est d’opérer rapidement une réduction de 5 % pour relancer l'offre, ou de baisser le prix d’un palier et ainsi toucher un autre segment d'acheteurs potentiels. Dans le cas où le vendeur ne réagit pas assez vite, il pourrait être contraint d'opérer une nouvelle baisse encore plus importante par la suite.

Si on ne souhaite vraiment pas modifier son offre, l'expert conseille alors de s'armer de patience, car on ne sait jamais vraiment quand le bien finira par trouver preneur. Une stratégie qui peut être particulièrement risquée lorsque d'autres projets dépendent de la vente, comme l'achat d'un nouveau bien, une succession ou un divorce.

Attention à l'offre fantôme et au DPE

Le spécialiste cite également un autre cas dans lequel le vendeur peut s'obstiner à maintenir un prix élevé : celui de l'offre fantôme. « On met un bien à un prix optimiste, quelqu'un se positionne très haut, et au bout de trois, quatre, cinq jours, il se rétracte en constatant que c'était trop cher » , résume Olivier Francfort. Dans ce cas, le propriétaire peut juger toute offre inférieure qui arriverait par la suite comme inintéressante. L’agent recommande de ne pas se laisser tromper et de consentir à une baisse de prix rapidement si rien ne se concrétise après quelques semaines.

Il faut enfin prêter une attention particulière au diagnostic de performance énergétique (DPE). En cas de mauvaise note, les acheteurs qui prévoient un investissement locatif s'abstiendront généralement à cause des contraintes réglementaires ou tenteront de baisser au maximum le prix de vente.