Immobilier à Paris : encadrement, taxation, régulation... Les mesures prévues par le nouveau maire information fournie par Boursorama avec Newsgene 27/03/2026 à 15:19
Élu au second tour des élections municipales le dimanche 22 mars 2026, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a prévu toute une série de mesures dans le secteur de l'immobilier. Autant de réformes qui vont avoir un impact direct sur les propriétaires. Ce jeudi 26 mars, CNews a dressé la liste de ces changements à venir dans la capitale.
Les résidences secondaires en ligne de mire
La municipalité compte tout d'abord s'attaquer aux résidences secondaires, passées de 7 à 10 % du parc de logements privés ces trente dernières années. Le maire de gauche a l'intention de mettre un frein à cette expansion. S'il ne peut pas interdire les résidences secondaires déjà présentes sur son territoire, il compte en revanche bannir les nouvelles. « La loi permet surtout via le PLU d’encadrer certains logements nouveaux dans des secteurs ciblés en les réservant à la résidence principale » , détaille l’économiste Bérénice Deville.
En parallèle, l'édile prévoit la création de 60.000 nouveaux logements publics pour les jeunes travailleurs et étudiants en priorité, dont 30.000 sociaux et 30.000 abordables (inférieurs de 25 % à ceux du marché), d'ici 2035, explique Le Parisien . Il veut également développer le bail réel solidaire (BRS), un mécanisme qui facilite l’accession à la propriété à prix réduit en dissociant le bâti, acheté par l’acquéreur, du foncier, occupé moyennant une redevance mensuelle.
Locations touristiques, logements vacants...
L'élu vise ensuite les locations touristiques. Il pourrait ainsi prohiber les logements proposés uniquement sur les plateformes de location saisonnière comme Airbnb. Cette mesure s'accompagnerait de la création d'une « brigade de protection du logement » dont l'objectif sera notamment de chasser les locations courte durée.
Une taxe serait également appliquée sur les habitations vacantes depuis plus de trois ans, et celles de plus de cinq ans pourraient être affectées à loger des sans-abris. Le but est de créer 4.000 hébergements d’urgence supplémentaires. Enfin, des projets concernant la rénovation de 200.000 logements, la création d’un « bail citoyen sécurisé par la Ville » et un autre « dit solidaire intergénérationnel » sont également sur la table.