Ils sont « la clé de la fluidité du marché immobilier » : les secundo-accédants ont la main en 2026
information fournie par Boursorama avec Newsgene 23/06/2026 à 13:08

Les secundo-accédants, un profil clé du marché immobilier actuel. (illustration) (moerschy / Pixabay)

Dans un marché immobilier en berne, les secundo-accédants s’imposent comme des acteurs clés pour relancer les transactions en France. Plus âgés et plus aisés que les primo-accédants, ces ménages qui revendent un premier bien pour en acheter un autre disposent d’un apport important et ciblent majoritairement des maisons anciennes.

Le marché immobilier français de l'ancien se retrouve aujourd'hui sous tension, mais un profil pourrait le dynamiser : les secundo-accédants. Ces ménages qui revendent leur premier bien pour acheter le suivant s'imposent plus que jamais comme « la clé de la fluidité du marché immobilier » , indique à Ouest-France Caroline Pasquereau, directrice stratégique du groupe Empruntis. « Pour que le « primo » puisse acheter, il faut que le « secundo » libère son premier bien » , explique-t-elle.

Le secundo-accédant est âgé de 42 ans en moyenne au premier trimestre 2026 (en légère baisse sur un an), selon une étude Empruntis relayée par le quotidien régional. 68 % d'entre eux sont en couple et 67 % ont des enfants.

Le secundo-accédant bénéficie de revenus plus confortables

Le revenu mensuel moyen du secundo-accédant s'établit à 6 594 euros, en progression de près de 11 % sur un an. Grâce au produit de la revente de leur précédent logement, ces acheteurs peuvent compter sur un solide dossier pour leur deuxième achat. Le budget moyen de leur projet est de 395 102 euros, avec un apport personnel qui atteint 17 % du total.

77 % des secundo-accédants choisissent d'acheter une maison individuelle et 91 % se tournent vers l’ancien. Le neuf reste marginal, à 2 %, et la construction individuelle progresse à 7 % (+3 points sur un an). Le recours au prêt relais recule de 11 points sur un an. « S’il dure vraiment six mois, le prêt relais est un confort qui permet d’acheter sans attendre la revente définitive » , précise Caroline Pasquereau. Mais attention : les banques en accordent moins actuellement.