Hausse de 15% des permis de construire accordés pour des logements en 2025
information fournie par Boursorama avec AFP 30/01/2026 à 09:46

( AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER )

Le nombre de permis de construire accordés en 2025 pour des logements s'élève à 379.222, selon une première estimation du ministère de la Ville et du Logement publiée vendredi, soit 15% de plus qu'en 2024.

Le niveau des permis accordés reste néanmoins 8,8% inférieur à la moyenne des cinq années précédentes.

Les chantiers de construction de 274.611 logements ont commencé en 2025, indiquent ces données partielles, soit 5% de plus qu'en 2024. Le niveau de logements mis en chantier reste 21,3% plus bas que la moyenne observée de 2019 à 2024.

Le ministère souligne que ces données sont provisoires, le taux de collecte des informations étant partiel : seulement 65,7% pour les mises en chantier.

Dans le détail, 132.819 maisons individuelles ont obtenu un permis de construire, un chiffre toujours très bas, précisément 29,1% en dessous de la moyenne quinquennale.

Le logement collectif a, lui, quasiment retrouvé le niveau observé de 2019 à 2024, avec 246.403 logements autorisés.

Le Service des données et études statistiques (SDES) du gouvernement explique ce résultat "par un niveau plus bas des autorisations de logements collectifs ordinaires, tandis que les logements en résidence sont plus hauts que la tendance à moyen terme".

Hors résidences - pour personnes âgées, étudiants, personnes handicapées ou touristes - le nombre de logements en immeuble autorisés est 2,7% en dessous de la moyenne quinquennale.

Pour le seul mois de décembre, 32.381 logements ont été autorisés, en hausse de 6,9% par rapport à novembre.

"Malgré ce sursaut de fin d’année, l’activité du second semestre reste moins dynamique que celle du premier, marqué par de fortes progressions (...), après deux années défavorables", commente le ministère de la Ville et du Logement.

La construction neuve est confrontée à une grave crise depuis trois ans du fait de l'augmentation des coûts de construction, de la hausse des taux d'intérêt qui a bloqué les projets d'achat immobilier de nombreux ménages.

La fin de mesures de soutien à l'investissement locatif, notamment le dispositif fiscal Pinel, a de plus fait fuir les investisseurs particuliers.