Crédit immobilier : voici les taux moyens à connaître sur 15, 20 et 25 ans
information fournie par Le Journal de la maison 17/05/2026 à 17:00

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Le taux d’un crédit immobilier ne dépend pas seulement du marché. La durée choisie peut aussi modifier l’équilibre financier du projet.

Acheter un appartement ou une maison reste un grand projet, souvent préparé pendant des mois, parfois même pendant plusieurs années. Mais en 2026, une question revient très vite dans les discussions avec la banque : à quel taux peut-on encore emprunter ? Après une fin d’année 2025 plutôt stable, le printemps 2026 montre un léger durcissement des conditions de financement. Rien de brutal, mais assez pour pousser les futurs acheteurs à regarder les chiffres de près avant de se lancer. Entre un prêt sur 15, 20 ou 25 ans, la différence ne se limite pas à quelques décimales : elle peut modifier la mensualité, le coût total du crédit et la faisabilité du projet.

Des écarts à surveiller avant de choisir sa durée de prêt

En mai 2026, les taux moyens observés varient selon les courtiers, ce qui montre aussi l’importance de comparer les offres. D’après Cafpi, ils s’établissent à 3,20 % sur 15 ans, 3,33 % sur 20 ans et 3,43 % sur 25 ans. Empruntis constate des niveaux un peu plus élevés, avec 3,35 % sur 15 ans, 3,45 % sur 20 ans et 3,55 % sur 25 ans. Ces écarts ne sont pas contradictoires : les baromètres ne se fondent pas toujours sur les mêmes profils, les mêmes dossiers ni les mêmes établissements. Mais ils dessinent une tendance claire : emprunter coûte encore cher au printemps 2026, même si le marché reste loin d’un emballement incontrôlé.

Le prêt sur 15 ans reste généralement le plus avantageux sur le papier. Son taux est souvent plus bas, la durée de remboursement plus courte et le montant total des intérêts moins lourd à l’arrivée. Pour un emprunteur disposant de revenus solides, d’un apport confortable ou d’un projet au prix raisonnable, cette durée peut donc permettre de limiter nettement le coût du crédit. Mais elle demande aussi une vraie capacité de remboursement, car les mensualités sont mécaniquement plus élevées. Un prêt plus court peut ainsi rassurer sur le coût final, tout en pesant davantage sur le budget mensuel.

Le bon équilibre entre mensualité et coût du crédit

Le crédit sur 20 ans reste souvent le compromis préféré des acheteurs, justement parce qu’il évite les deux extrêmes. Il permet de réduire les mensualités par rapport à un prêt sur 15 ans, sans étaler le remboursement aussi longtemps que sur 25 ans. Cette durée peut convenir à des familles, à des primo-accédants ou à des ménages qui souhaitent acheter tout en gardant une marge pour les dépenses du quotidien, les travaux, les imprévus ou les projets personnels. Dans un contexte où le coût de la vie reste élevé, ce point compte autant que le taux lui-même.

Le prêt sur 25 ans, lui, conserve un vrai intérêt pour rendre certains projets plus accessibles. En allongeant la durée, les mensualités baissent, ce qui peut aider un dossier à entrer dans les critères de la banque et permettre à certains ménages de préserver leur reste à vivre. Mais cette souplesse a un prix : le crédit coûte plus cher au final, car les intérêts courent plus longtemps. Ce choix peut donc se justifier lorsque la priorité est de sécuriser le budget mensuel, mais il doit être examiné avec attention pour éviter de sous-estimer le coût total de l’opération.

Le bon réflexe : regarder le crédit dans son ensemble

Dans les faits, le taux affiché ne raconte jamais toute l’histoire. Deux acheteurs peuvent emprunter sur la même durée et obtenir des conditions très différentes. La banque tient compte de l’apport personnel, des revenus, de la stabilité professionnelle, du taux d’endettement, du reste à vivre, de l’âge, mais aussi de l’assurance emprunteur. Cette dernière peut peser lourd dans le coût global du crédit, surtout lorsque le dossier comporte certains risques ou lorsque l’emprunteur avance en âge. C’est pourquoi un taux nominal attractif ne suffit pas toujours à faire une bonne offre.

Pour les futurs acheteurs, le bon réflexe consiste donc à ne pas s’arrêter au premier chiffre donné par la banque. Il vaut mieux comparer plusieurs offres, tester plusieurs durées et regarder le coût complet du projet avant de signer, assurance comprise. En mai 2026, emprunter reste possible, mais le marché demande plus d’anticipation et de précision. Entre 15, 20 et 25 ans, le meilleur choix n’est pas forcément le taux le plus bas : c’est celui qui permet d’acheter sans mettre son budget sous tension, tout en gardant une trajectoire de remboursement réaliste.