Canicules : un Français sur trois pourrait déménager pour échapper aux fortes chaleurs, la côte ouest dans le viseur
information fournie par Boursorama avec Newsgene 29/06/2026 à 11:24

Le climat devient progressivement un critère important au moment de choisir un bien immobilier. (illustration) (GERALT / PIXABAY)

Le climat devient peu à peu un critère majeur au moment de choisir où s'installer. 34 % des Français envisagent déjà ou pourraient envisager de déménager si les canicules s'intensifient, selon une étude menée par Leboncoin. La Bretagne, la Normandie et la Côte Atlantique sont ciblées.

Déménager pour échapper aux canicules, vous y pensez ? Vous n'êtes pas les seuls. D'après l’étude « Canicule & Immobilier 2026 » de la plate-forme Leboncoin relayée par Le Parisien , un Français sur trois pourrait penser à changer de logement en raison des fortes chaleurs. Parmi les 1 752 personnes interrogées, 7 % l'envisagent sérieusement et 27 % pourraient réfléchir à cette solution si la situation s’aggravait.

« Le climat devient progressivement un critère immobilier au même titre que le budget ou l’emploi, indique Nicolas Garcia Benitez, directeur du marché immobilier chez Leboncoin. Le risque n'est pas un exode climatique massif mais une nouvelle fracture immobilière » .

La Bretagne ou la Normandie comme refuges climatiques

Sans surprise, les habitants des régions les plus touchées par les épisodes de fortes chaleurs sont également les plus nombreux à envisager un départ. En PACA, 18 % des sondés disent envisager sérieusement de déménager pour cette raison. Ils sont 8 % en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Centre-Val-de-Loire.

Et lorsqu'on leur demande quelle destination ils choisiraient face à la chaleur, ils sont 42 % à citer le littoral tempéré, 27 % la montagne, et 18 % le nord de la France. Les « grands bénéficiaires » de cette tendance qui se renforce en même temps que les températures grimpent seraient la Bretagne, la Normandie et la Côte Atlantique. Les Alpes, les Pyrénées ou le Massif Central sont également considérés comme des « refuges climatiques » efficaces.

Mais cette volonté de partir se heurte bien souvent à une réalité financière. « L'enseignement le plus intéressant de l'étude 2026 n'est pas le désir de partir, c’est la difficulté à le faire » , estime ainsi Nicolas Garcia Benitez. Parmi les principaux freins cités par les répondants, on retrouve la proximité de la famille (51 %), l'emploi (45 %), l'attachement à sa région (43 %) et les contraintes financières (39 %).