« C'est invivable » : ces locataires subissent des rappels de charges de plusieurs milliers d'euros
information fournie par Boursorama avec Newsgene 21/04/2026 à 13:59

Des locataires de Viry-Châtillon (Essonne) ont reçu des rappels de charge exorbitants pour l'eau chaude et le chauffage. (illustration) (PublicDomainPictures /Pixabay)

Les locataires d'une résidence de l'Essonne sont à bout, après une série de rappels de charge de la part de leur bailleur. Les montants, incompréhensibles au regard de leur consommation d'eau et de chauffage, peuvent atteindre 10.000 euros.

Les habitants d'une résidence de Viry-Châtillon (Essonne) ont créé un collectif et envisagent d'assigner leur bailleur, Immo de France, en justice. A l'origine de leur colère : des régularisations de charges exorbitantes et pas toujours justifiées, rapporte Le Parisien . Des factures qui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour certains locataires.

Pour l'eau et le chauffage, le bailleur a par exemple réclamé à un couple 7.751 euros de régularisation en 2022, 8.124 euros en 2023 et plus de 10.000 euros cette année. « On est tous stressés » , confie le père de famille à France 3 Paris-Ile-de-France , tout en dénonçant une « situation invivable » .

Des chiffres disproportionnés

L'homme s'interroge d'ailleurs sur la fiabilité des compteurs. « Ce n’est pas possible, ils indiquent qu’on a consommé 360 m3 d’eau en 2018 alors qu’on en avait utilisé 99 m3 l’année précédente. On remplit une piscine avec ça ! » , s'indigne-t-il auprès du Parisien .

Mais ce dysfonctionnement ne serait pas le seul souci relevé par les locataires. L'une d'elles pointe des tantièmes différents entre le bail et les calculs d'Immo de France, des charges réclamées sur des périodes non occupées ou encore une fuite d'eau massive dans les parties communes.

Légiférer sur le plan national

Les locataires sont accompagnés par l’association Consommation, logement et cadre de vie. Car malgré plusieurs mois d'échanges avec le bailleur pour une clarification, la situation a finalement abouti à un rappel de charges encore plus important cette année.

« Ces montants, totalement disproportionnés au regard des revenus des ménages concernés, plongent ces familles dans une situation de grande détresse » , souligne la présidente de la branche départementale de l'association. Cette dernière va plus loin : « Je pense qu'il faudrait aller jusqu'à la législation en ce qui concerne le cadre des charges locatives. Parce qu'ils ont une permissivité qui n'a pas de limite chez certains » .