Autoroutes: une part des recettes affectée au financement de tous les transports information fournie par Boursorama avec AFP 12/01/2026 à 17:36
Le projet de loi-cadre sur les transports prévoit d'utiliser une partie des recettes des concessions autoroutières pour financer des infrastructures de transports, a indiqué lundi le ministère des Transports.
A l'issue des contrats de concession actuels — dont 90% arrivent à terme entre 2031 et 2036 —, les recettes des péages seront "fléchés vers tous les modes de transport, a précisé le ministère lors d'un point presse téléphonique. "Les autoroutes permettront de financer non seulement la route, mais aussi le ferroviaire, le fluvial, tous les autres modes de transport".
Le montant des recettes ainsi "fléchées" est estimé à environ 2,5 ou 3 milliards d'euros par an, selon le ministère.
Quelque 90% du réseau autoroutier national est actuellement concédé à des entreprises privées et 90% de ces concessions "arrivent à échéance entre 2031 et 2036", a-t-il précisé.
La conférence "Ambition France Transport", qui s'est tenue cet été et dont les conclusions servent de socle au projet de loi-cadre, recommandait de "renouveler le modèle concessif en redonnant une place plus large à l’État", a rappelé le ministère. Qui souligne que ce modèle a pour avantage la qualité des infrastructures autoroutières, parmi "les meilleures en Europe".
Actuellement, sur les 13 milliards d'euros par an engrangés par les sociétés concessionnaires, un tiers sert à financer l'entretien et l'exploitation du réseau autoroutier, un tiers remonte au budget de l’État sous forme d'impôts et le troisième tiers visait à rembourser les capitaux initialement investis pour construire les autoroutes ou rembourser leurs dettes, a détaillé le ministère.
C'est une grosse partie de ce dernier tiers (2,5 à 3 milliards d'euros sur environ 4 milliards) qui pourra revenir au budget de l’État, puis être affecté aux transports, puisqu'une large part des coûts de construction ont été amortis.
"Il s'agit d'encadrer la rentabilité" de ces sociétés, précise le ministère.
"On va donc récupérer 2,5 milliards d'euros supplémentaires chaque année au budget de l’État pour les transports", a ajouté le ministère.