Retraite : combien faut-il épargner selon votre situation ? information fournie par Boursorama avec LabSense 09/09/2026 à 08:30
Évaluer sa retraite et définir ses besoins à venir
Le taux de remplacement, soit le ratio entre la pension de retraite et le dernier revenu perçu, diffère selon les statuts professionnels : 75 % pour les salariés non-cadres, 70 % pour les fonctionnaires, 50 % pour les cadres, voire 40 % pour les artisans et commerçants. Cette moyenne s'applique aux actifs qui justifient du nombre de trimestres requis, pour les autres la pension sera minorée de 1,25 % par trimestre manquant. Il convient donc de préparer au mieux sa future retraite, tout en sachant que des éléments aléatoires propres à chacun peuvent changer la donne (âge de départ à la retraite, état de santé, espérance de vie…). La première étape est d'effectuer une simulation sur le site info-retraite.fr pour avoir une idée de ses futurs revenus. La seconde étape est de définir un budget mensuel réaliste pour vivre sa retraite dans des conditions satisfaisantes. Ces estimations permettent d'évaluer le niveau d'épargne nécessaire pour répondre aux nécessités à venir. Celles-ci sont variables en fonction de la situation de chacun. Le plus souvent, le retraité n'a plus d'enfant à charge, mais le temps dégagé pour les loisirs, les voyages ou les activités culturelles impose de nouveaux besoins financiers. Il faut aussi penser à la santé, voire à la dépendance, qui peuvent entraîner à un moment donné un besoin d'aide à la personne ou d'hébergement en Ehpad. Il est raisonnable de considérer qu'un retraité aura besoin de 70 % à 80 % de ses anciens revenus pour maintenir son niveau de vie.
Définir un montant d'épargne annuel
Pour estimer ses besoins futurs, il faut définir les différents postes de dépenses. Le logement arrive en tête de liste. Selon que l'on est propriétaire ou locataire, il faut prévoir le loyer, le crédit en cours, les frais d'entretien, les charges de copropriété, et, parallèlement, les dépenses d'énergie de ce lieu de vie. La meilleure configuration est celle du propriétaire qui a fini de rembourser le prêt de sa maison. Il faut ensuite prendre en compte les dépenses d'alimentation, de santé, de transports, de loisirs, ainsi que les dépenses imprévues ou exceptionnelles. Ces différents postes peuvent varier selon les phases de la retraite : active (frais de loisirs élevés), intermédiaire (stabilisation des dépenses), avancée (augmentation des frais de santé ou de dépendance). À partir de ces besoins, un budget mensuel (converti en budget annuel) constituera la base pour évaluer le montant d'épargne complémentaire nécessaire. Il existe plusieurs méthodes qui permettent de convertir le besoin annuel en capital à constituer. La plus courante est la "règle du retrait durable", estimée autour de 3 à 4 % du capital nécessaire, ce qui équivaut au final à multiplier par 25 à 33 le besoin annuel pour réunir le capital nécessaire (soit, pour un besoin de 10 000 € par an, un capital compris entre 250 000 € et 330 000 €). Pour compléter ses revenus, il existe différentes options : l'épargne de précaution (cumuler Livret A et LDDS permet d'épargner 34 950 €), l'assurance vie (rachats programmés à un rythme choisi), le PER (Plan d'épargne retraite) dédié spécifiquement à la préparation de la retraite. Alimenté tout au long de la carrière, il permet un retrait sous forme de capital ou/et de rente au moment de l'âge du départ. D'autres solutions existent, telles que l'immobilier et les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier) ou encore le démembrement de propriété lors de l'achat d'un bien.