PER : si votre enfant est gravement malade, vous pouvez désormais récupérer votre épargne retraite
information fournie par Tout sur mes finances  18/06/2026 à 16:54

(Crédits: Adobe Stock)

Une loi entrée en application le 14 juin vous autorise à retirer tout ou partie du capital placé sur votre plan d'épargne retraite lorsque votre enfant est touché par une maladie grave, un handicap ou un accident sérieux.

Si vous êtes parent d'un enfant atteint d'un cancer, d'une autre pathologie lourde ou d'un handicap, une porte de sortie supplémentaire vient de s'ouvrir sur votre plan d'épargne retraite (PER). La loi du 12 juin 2026, qui vise à mieux protéger et accompagner les familles confrontées à ces situations, a été publiée au Journal officiel daté du 13 juin. Son article 4 crée un cas inédit de déblocage anticipé du PER, applicable depuis le 14 juin 2026.

Tous les contrats de retraite sont concernés, même les plus anciens

Désormais, si votre enfant est frappé par une affection grave, par un handicap ou par un accident « d'une particulière gravité », vous pouvez demander le retrait de tout ou partie des sommes que vous avez investies sur votre PER. Peu importe la forme de votre plan : la mesure s'applique aussi bien aux PER « assurantiels », qui fonctionnent comme un contrat d'assurance vie, qu'aux PER « bancaires », calqués sur les compte-titres.

Les anciens dispositifs de retraite supplémentaire entrent également dans le champ du texte, qu'il s'agisse d'un contrat de retraite d'entreprise à cotisations définies dit « article 83 », d'un plan d'épargne retraite populaire (Perp) ou d'un contrat de retraite Madelin réservé aux travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, chefs d'entreprise, professions libérales). Seul le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco) reste exclu de cette nouvelle faculté.

Un déblocage anticipé supplémentaire

Ce motif de sortie vient compléter la liste des cas déjà prévus par la loi. Vous pouviez jusqu'ici débloquer votre PER par anticipation en cas d'achat ou de construction de la résidence principale, ou en cas d'accident de la vie (décès du conjoint, invalidité, surendettement, fin des allocations chômage…).

Le déblocage du PER n'est pas la seule avancée du texte. Si vous percevez l'allocation journalière de présence parentale (AJPP), vous pouvez maintenant obtenir, sur décision de justice, la suspension du remboursement d'un crédit à la consommation ou d'un prêt immobilier.

D'autres droits renforcés pour les familles

La loi élargit, par ailleurs, le crédit d'impôt accordé pour l'emploi d'un salarié à domicile : il couvre désormais les prestations de suppléance du proche aidant d'un enfant nécessitant une surveillance permanente, dès lors qu'elles sont assurées dans une résidence de vacances temporaire située en France.

Le texte ne s'arrête pas là. Il étend le droit au logement en faveur des familles qui rencontrent des difficultés particulières en raison de l'état de santé d'un enfant à charge atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité. Il consolide aussi, sur plusieurs fronts, la protection des salariés dont l'enfant est gravement malade. Enfin, une expérimentation d'un an est lancée dans dix départements pour raccourcir les délais de traitement des demandes d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), selon le principe du silence valant acceptation.