Sans mariage, comment un couple peut-il protéger financièrement le conjoint survivant ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene 04/06/2026 à 15:55

Les couples non mariés peuvent miser sur l'assurance vie pour assurer la sécurité financière du conjoint survivant. (illustration) (Pixabay)

Les personnes qui ne sont ni mariées ni pacsées ne peuvent pas bénéficier de la pension de réversion en cas de décès de leur partenaire. Plusieurs solutions existent toutefois pour protéger financièrement son conjoint.

Outre sa dimension symbolique et affective, le mariage ouvre également l'accès à certains droits patrimoniaux. Parmi eux figure la pension de réversion qui permet au conjoint survivant de toucher une partie de la retraite du défunt. Un avantage loin d’être négligeable puisque son montant peut représenter de 50 à 60 % de la retraite que percevait ou aurait pu percevoir le défunt.

Les couples vivant en union libre ou liés par un Pacs, qui représentent près d’un quart des couples en France, ne peuvent toutefois pas prétendre à ce dispositif. Comme le rappelle Capital , plusieurs solutions existent alors pour protéger financièrement son partenaire.

L'assurance-vie, un outil à privilégier

La première option, la plus avantageuse sur le plan successoral, reste l’assurance-vie. Comme l’expliquent nos confrères, pour les versements effectués avant les 70 ans du souscripteur, le bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 euros. Au-delà, les sommes transmises sont taxées à 20 % jusqu’à 700 500 euros, puis à 25 % au-delà. Autre avantage : le souscripteur est libre de désigner le bénéficiaire de son choix, sans obligation d’être marié ou pacsé.

Immobilier et SCI : plusieurs options

L’immobilier peut également constituer une protection pour le conjoint survivant. Le couple peut notamment investir dans un bien locatif afin de diversifier ses revenus. « Mais attention au fait d’acheter en indivision, il faudra intégrer une clause tontinière » , met en garde Frédéric Subra, associé du cabinet DELSOL Avocats. Cette clause permet de protéger le survivant face aux héritiers en considérant qu’il a toujours été l’unique propriétaire du bien. Elle présente toutefois un inconvénient majeur : le partenaire survivant devra s’acquitter de droits de succession à hauteur de 60 % sur la part récupérée.

La création d’une Société civile immobilière (SCI) constitue une autre option. Les associés devront alors choisir entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS), qui permet notamment d’amortir le bien mais peut s'avérer coûteux au moment de la revente.

Le testament reste indispensable

Enfin, difficile de se passer d’un testament au sein d'un couple non marié. Ce document, établi devant un notaire, permet de transmettre à son partenaire la quotité disponible de son patrimoine. Les biens légués restent toutefois soumis aux droits de succession au taux de 60 %. Pour réduire cette fiscalité, une solution consiste à anticiper la transmission via un legs ou une donation de son vivant.