Quelle est la limite de retrait d'une assurance vie sans impôt sur le revenu ? information fournie par Boursorama avec LabSense 19/01/2026 à 08:30
La date des versements modifie la fiscalité applicable
Un retrait sur une assurance vie, appelé rachat, peut être partiel ou total. Dans tous les cas, l’impôt ne s’applique jamais à l’intégralité de la somme retirée. En effet, seule la part correspondant aux intérêts et gains générés par le contrat est imposable. La fraction du retrait correspondant aux primes versées est toujours exonérée d’impôt sur le revenu. La fiscalité de l’assurance vie varie selon que les primes ont été versées avant ou après le 27 septembre 2017. Pour les versements antérieurs à cette date, les gains sont soumis soit au barème progressif de l’impôt sur le revenu, soit, sur option, à un prélèvement forfaitaire libératoire dont le taux dépend de l’âge du contrat. Avant quatre ans, ce taux est de 35 %, entre quatre et huit ans de 15 %, et après huit ans de 7,5 %. Dans tous les cas, les prélèvements sociaux de 17,2 % s’ajoutent à l’imposition.
Le prélèvement forfaitaire unique pour les versements récents
Pour les primes versées à partir du 27 septembre 2017, les gains sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique, aussi appelé flat tax. Avant huit ans, ce prélèvement s’élève à 30 %, incluant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Après huit ans, le taux d’imposition dépend du montant total des primes versées sur l’ensemble des contrats détenus. Lorsque ce montant ne dépasse pas 150 000 euros, les gains sont soumis à un taux réduit de 7,5 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux. Au-delà de ce seuil, la flat tax de 30 % s’applique à la fraction excédentaire.
L’abattement annuel après huit ans
Après huit ans de détention, un abattement annuel s’applique sur les gains retirés. Il est fixé à 4 600 euros pour une personne seule et à 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Tant que la part d’intérêts incluse dans les retraits ne dépasse pas cet abattement, aucun impôt sur le revenu n’est dû. Cet avantage fiscal est renouvelable chaque année civile, mais il ne dispense pas, sauf exception, du paiement des prélèvements sociaux. Pour déterminer la somme pouvant être perçue sans impôt sur le revenu, il faut effectuer un calcul proportionnel entre la valeur totale du contrat et le montant des gains capitalisés.
Des exonérations spécifiques prévues par la loi
Dans certaines situations personnelles, les gains issus d’un retrait ou de la clôture du contrat peuvent être totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Ces cas concernent notamment un licenciement, une liquidation judiciaire, une mise à la retraite anticipée ou une invalidité de 2e ou 3e catégorie, lorsque le souscripteur ou son conjoint est directement touché. La clôture du contrat doit alors intervenir avant la fin de l’année suivant l’événement. Les prélèvements sociaux restent toutefois dus, sauf en cas d’invalidité ou pour les non-résidents fiscaux.