Assurance vie : vos contrats échappent finalement à la pression fiscale
information fournie par Tout sur mes finances  04/02/2026 à 16:18

(Crédits: Adobe Stock)

Bonne nouvelle pour les épargnants : le Budget 2026 adopté à l'Assemblée nationale épargne l'assurance vie. Retour sur un feuilleton parlementaire qui aura tenu les détenteurs de contrats en haleine.

La France dispose enfin d'un budget pour 2026. Grâce au recours à l'article 49-3, le gouvernement a fait adopter le projet de loi de finances à l'Assemblée nationale. Les quatre motions de censure déposées, deux sur les dépenses le 23 janvier et deux sur les recettes le 27 janvier, ont toutes été rejetées.

Sauf rebondissement de dernière minute, vous devriez connaître le budget définitif début février. Pour mémoire, une première version avait échoué fin 2025, butant sur le désaccord entre députés et sénateurs. Pour faciliter le consensus, le gouvernement a pris le parti de supprimer plusieurs mesures controversées.

L'impôt sur la fortune improductive enterré

Vous l'aviez peut-être redouté : le remplacement de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) par un impôt sur la fortune improductive ne verra pas le jour. Cette réforme visait à réorienter la fiscalité du patrimoine vers les actifs jugés peu productifs pour l'économie, tout en soulageant les propriétaires immobiliers frappés par la hausse des prix.

Le projet prévoyait de sortir l'immobilier locatif de l'assiette taxable, tout en y maintenant la résidence principale (après un abattement de 30%) et la résidence secondaire. Le seuil d'assujettissement devait grimper à 2 millions d'euros, contre 1,3 million d'euros actuellement, et un taux unique de 1% devait remplacer le barème progressif de l'IFI, qui s'échelonne de 0,5% à 1,5%.

Votre fonds en euros sauvé

En contrepartie, les assujettis au nouvel impôt sur la fortune auraient dû déclarer leurs biens de luxe (œuvres d'art, yachts, jets privés…), leurs métaux précieux, leurs cryptomonnaies, mais aussi leurs liquidités et placements jugés peu investis dans l'économie réelle. C'est dans cette dernière catégorie que figuraient les fonds en euros de l'assurance vie.

Les députés estimaient que ces supports, investis à plus de 70% en obligations (des dettes d'États et d'entreprises), n'étaient pas assez « productifs ». Une conclusion qui aurait pénalisé lourdement les épargnants, sachant que le fonds euros concentre, à lui seul, 70% de l'encours de l'assurance vie, les unités de compte (UC) ne représentant que les 30% restants.

La CSG stable sur les contrats

Avec l'abandon de l'impôt sur la fortune improductive, la taxation de l'encours des fonds en euros disparaît également. Mais ce n'est pas le seul motif de satisfaction pour les épargnants.
La hausse de 0,4 point de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, instaurée par la Budget de la Sécurité sociale pour 2026, n'affectera pas votre assurance vie. Un soulagement d'autant plus appréciable que les prélèvements sociaux (qui incluent la CSG) sont prélevés chaque année sur les fonds en euros, même si vous ne procédez à aucun retrait (ou « rachats »). Ils demeurent donc à 17,2%, contre 18,6% pour les livrets bancaires, les plans d'épargne en actions (PEA), les comptes-titres ou encore les plans d'épargne retraite (PER).