Assurance-vie : pourquoi vous feriez mieux de prévenir les bénéficiaires du contrat information fournie par Boursorama avec Newsgene 12/05/2026 à 12:28
L'assurance-vie, placement préféré des Français, permet de désigner librement un ou des bénéficiaires qui recevront le contenu du contrat au décès de l'assuré. Ce produit d'épargne n'est pas soumis aux règles classiques de la succession et profite donc d'une fiscalité allégée grâce notamment à un abattement généreux de 152 500 euros pour les versements réalisés avant 70 ans.
Une peur datant d'avant 2007
Selon France Assureurs, l'encours total des assurances vie a dépassé les 2 000 milliards en 2025. Mais une question reste prégnante chez de nombreux souscripteurs : doivent-ils informer les bénéficiaires de l'existence du contrat ?
Jusqu'en 2007, cette démarche était risquée, rappelle Capital . En effet, avant le décès du souscripteur, les bénéficiaires pouvaient accepter officiellement le contrat en envoyant un simple courrier à l'assureur, ce qui avait pour effet de geler le contrat. L'assuré ne pouvait alors plus modifier la clause ou racheter tout ou partie de son assurance vie.
Un meilleur contrôle aujourd'hui
Depuis 2007, les règles ont changé : l'assuré garde le contrôle total de son assurance vie puisque le bénéficiaire doit obtenir son accord pour accepter le bénéfice du contrat avant son décès. Alors que faire ? Les professionnels recommandent de prévenir les personnes citées dans la clause bénéficiaire.
Tout d'abord pour limiter les risques de conflits au sein de la famille, du vivant de l'assuré ou au moment de son décès. Mais surtout pour éviter que l'assurance vie soit « oubliée » . Des capitaux peuvent ainsi entrer en déshérence pendant plusieurs années si l'assuré n'a pas laissé suffisamment d'informations permettant d'identifier les bénéficiaires. En 2025, la Caisse des dépôts recensait ainsi plus de 7 milliards de comptes et contrats inactifs, parmi lesquels de nombreuses assurances vie.