3 idées reçues sur l’assurance-vie information fournie par BoursoBank 04/08/2026 à 18:00
Même si elle est régulièrement citée comme l'un des placements préféré des Français, l'assurance-vie suscite encore de nombreuses questions chez les épargnants. Voici 3 idées reçues concernant ce produit d'épargne... et les démentis qu'on peut leur apporter.
Idée reçue n°1 : "L'assurance-vie, c'est une sorte d'assurance décès"
L'assurance-vie est un placement d'épargne
Souvent confondues, l'assurance-vie et l'assurance décès n'ont pourtant ni le même fonctionnement ni le même objectif. L'assurance-vie est un placement qui vous permet d'épargner tout en générant des intérêts et en bénéficiant d'un avantage fiscal au bout de 8 ans.
Vous pouvez en disposer de votre vivant et en cas de décès, le capital et les intérêts seront versés aux bénéficiaires désignés dans la « clause bénéficiaire » de votre contrat.
L'assurance décès protège les proches en cas de décès
L'assurance décès est, quant à elle, un produit de prévoyance destiné à protéger vos proches de l'impact financier qu'aurait votre décès et/ou votre invalidité selon les options que vous choisissez. Vous vous acquittez de primes, dont le montant dépend notamment du montant de capital que vous souhaitez garantir. En contrepartie, vos bénéficiaires percevront la somme prévue au contrat au moment de votre décès sous forme de capital ou de rente.
Contrairement à l'assurance-vie, le capital ne peut vous être versé et les primes cotisées sont dites «à fonds perdu», c'est-à-dire que si vous suspendez votre contrat, ni vous ni vos proches ne toucherez rien.
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Idée reçue n°2 : "Les sommes versées sur une assurance-vie sont bloquées pendant 8 ans"
Pourquoi le cap des 8 ans est-il important pour une assurance-vie ?
On l'entend souvent : l'assurance-vie est un placement de moyen voire long terme. Effectivement, l'assurance-vie est un placement qui permet de bénéficier d'un avantage fiscal sous la forme d'une imposition réduite sur les intérêts et plus-values au-delà de 8 ans, variable en fonction de la durée de placement des capitaux, de leur date de versement (avant ou après 2017) et du montant des versements (inférieurs ou supérieurs à 150.000 euros).
Peut-on récupérer son argent avant 8 ans ?
Pour autant, si vous avez besoin de votre épargne avant le délai de 8 ans, vous pouvez demander un rachat partiel ou même total à l'assureur. Dans ce cas, les intérêts et plus-values correspondants à la somme rachetée seront soumis à l'imposition sans avantage fiscal.
Idée reçue n°3 : "L'assurance-vie est réservée aux adultes"
Un mineur peut-il détenir une assurance-vie ?
Oui, il est tout à fait possible d'ouvrir un contrat d'assurance-vie mineur pour son enfant.
L'assurance-vie est un placement qui atteint sa maturité fiscale au bout de 8 ans. Il peut donc être intéressant d'ouvrir un contrat le plus tôt possible afin de prendre date, y compris pour vos enfants mineurs afin qu'il puisse bénéficier au plus tôt de l'avantage fiscal de leur assurance-vie.
Comment ouvrir une assurance-vie pour un enfant ?
Pour ouvrir un contrat d'assurance-vie pour un enfant, ce sont les parents qui doivent effectuer les démarches mais le contrat sera ouvert au nom de l'enfant mineur qui en sera considéré comme le souscripteur.
Si celui-ci est âgé de 12 ou plus, il devra lui aussi signer le contrat.
Les grands-parents peuvent aussi ouvrir un contrat d'assurance-vie pour leurs petits-enfants, avec la signature des représentants légaux, ainsi que celle de l'enfant s'il est âge de 12 ans ou plus.
Le pacte adjoint pour protéger l'épargne du mineur
Parents et grands-parents peuvent établir sous « seing privé », autrement dit sans avoir besoin de le faire valider par un officier public, ce que l'on appelle un « pacte adjoint ».
Ce document permet de fixer un âge minimal en deçà duquel le jeune au nom duquel a été souscrit l'assurance-vie ne pourra procéder à des arbitrages ou rachats de capital sans leur accord. Ceci afin d'éviter qu'il ne dilapide son capital en atteignant sa majorité.
L'âge maximal qui peut être fixé par pacte adjoint est de 25 ans.
Les 3 idées reçues à retenir sur l'assurance-vie
- Une assurance-vie n'est pas une assurance décès. L'assurance-vie est un produit d'épargne qui permet de faire fructifier un capital, tandis que l'assurance décès permet de protéger ses proches en cas de décès.
- L'argent versé sur une assurance-vie n'est pas bloqué pendant 8 ans. Des retraits partiels ou totaux sont possibles à tout moment, même si la fiscalité devient plus avantageuse après 8 ans.
- Un enfant mineur peut détenir une assurance-vie. Le contrat est alors ouvert avec l'accord et sous la responsabilité de leurs représentants légaux mais souscrit au nom du mineur.