Sur quoi investir à la rentrée 2026 ? 3 placements à surveiller information fournie par Café de la Bourse 21/09/2026 à 14:10
La rentrée constitue souvent un bon moment pour faire le point sur ses finances et son portefeuille d'investissement. Après la pause estivale, l'activité sur les marchés accélère généralement et de nouveaux rendez-vous économiques se profilent.
Dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, les incertitudes sur les taux d'intérêt et les interrogations sur la croissance, 3 placements méritent d'être surveillés à la rentrée 2026 : les ETF, l'or et les SCPI.
Les ETF : une solution pour diversifier et se positionner sur les secteurs porteurs
Les ETF peuvent constituer un moyen relativement simple de renforcer la diversification de votre portefeuille. Plutôt que de sélectionner quelques actions individuellement, ils permettent d'investir en une seule opération dans un indice ou un panier de valeurs.
À la rentrée 2026, les ETF géographiques peuvent notamment être utilisés pour réduire la dépendance à un seul marché. Après plusieurs années dominées par les actions américaines, une diversification vers l'Europe, le Japon voire certains marchés émergents peut permettre de répartir davantage les risques de vos investissements mondiaux.
Les ETF thématiques méritent également d'être surveillés.
L'intelligence artificielle continue de soutenir des investissements massifs dans les semi-conducteurs, les centres de données et les infrastructures numériques. Cette tendance constitue une opportunité de long terme, mais les valorisations élevées de certaines entreprises invitent à éviter une exposition trop concentrée.
La défense constitue un autre thème structurel. L'augmentation des dépenses militaires en Europe et la volonté de plus nations de renforcer leur autonomie stratégique soutiennent les perspectives du secteur. Là encore, un ETF peut permettre de répartir son exposition entre plusieurs entreprises plutôt que de se positionner sur un seul titre.
Enfin, l'espace devient progressivement un thème d'investissement à part entière avec une hausse récente du nombre d'ETF consacrés à la « nouvelle économie spatiale ». Cette tendance reflète l'essor d'un écosystème avec le développement des satellites, des télécommunications, de l'observation de la Terre et des infrastructures spatiales commerciales.
L'or : un actif à surveiller dans un environnement incertain
L'or conserve également une place intéressante dans une stratégie de diversification. Son comportement en 2026 rappelle toutefois qu'il ne s'agit pas d'un actif sans risque et que son prix peut être volatil.
Après avoir atteint des niveaux records en début d'année 2026, le métal précieux a connu une forte correction avant de repartir à la hausse. Fin août, il évoluait autour de 4 450 $ l'once et s'apprêtait à enregistrer son meilleur mois depuis janvier avec une progression supérieure à 10 %. Les tensions au Moyen-Orient, la hausse du pétrole et les interrogations sur la politique monétaire américaine ont récemment renforcé son attrait.
Plus structurellement, la demande des banques centrales reste un soutien important. Selon le World Gold Council, leurs achats nets ont atteint 289 tonnes au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 62 % sur un an. L'organisation estime que les banques centrales devraient rester des acheteurs importants au second semestre.
L'or peut donc jouer un rôle de diversification face aux risques géopolitiques, à l'inflation ou aux inquiétudes concernant les finances publiques. Mais après sa forte progression, le risque de volatilité et de prises de bénéfices ne doit pas être négligé. Le World Gold Council souligne d'ailleurs que le métal reste sensible à l'évolution des taux réels, du dollar et des anticipations de politique monétaire.
Les SCPI : une potentielle fenêtre d'opportunité du marché immobilier
Le marché immobilier français n'est pas encore totalement rétabli. Les Notaires de France comptabilisaient 949 000 transactions dans l'ancien sur douze mois à fin mai 2026, en hausse de 5,7 % sur un an, mais avec un rythme de progression en ralentissement. Les prix, quant à eux, sont globalement stables.
Après plusieurs années de réajustement des valorisations, certaines SCPI affichent désormais des patrimoines valorisés dans un environnement immobilier plus favorable, ce qui pourrait attirer certains investisseurs.
Plusieurs sociétés de gestion ont d'ailleurs commencé à revaloriser le prix de leurs parts en 2026. Par exemple, Wemo One a augmenté son prix de 5 % en avril, Sofidynamic de 1,59 % en juin et ActivImmo de 0,57 % en juillet.
Cela ne signifie bien sûr pas que toutes les SCPI offrent une opportunité en 2026. Certaines ont au contraire encore dû réduire leur prix de part ou font face à des problèmes de liquidité. En plus du rendement affiché et des frais, le choix d'une SCPI doit donc porter sur la qualité du patrimoine, la diversification géographique et sectorielle, le niveau d'endettement, le taux d'occupation et la capacité de la société de gestion à assurer la liquidité.
Pour la rentrée 2026, les SCPI peuvent ainsi représenter une piste intéressante pour les investisseurs capables d'accepter un horizon long et un risque de perte en capital, dans l'objectif de bénéficier à la fois de revenus potentiels et d'une éventuelle revalorisation du patrimoine.