Préparer sa retraite avec l’épargne salariale information fournie par TRIBUNE LIBRE 27/03/2026 à 11:11
Le « taux de remplacement », c'est-à-dire le pourcentage du dernier salaire qui sera versé au titre de la pension de retraite, baisse depuis plusieurs années pour les salariés du secteur privé. Cette tendance sera amenée à s'accentuer à l'avenir. Les plans d'épargne mis en place par l'entreprise constituent pour les salariés une opportunité aux multiples avantages pour compléter leurs revenus une fois en retraite.
Alimenter les dispositifs à partir de diverses sources
Les primes de participation, d'intéressement et de partage de la valeur (PVV) peuvent être placées sur un Plan d'épargne entreprise (PEE) ou sur un plan spécifiquement dédié à la retraite, le Plan d'épargne retraite d'Entreprise collectif (PER Collectif).
Elles peuvent être complétées par des versements volontaires du salarié et par l'aide supplémentaire de l'entreprise (l'abondement) si elle le propose.
Enfin, le Plan d'épargne retraite collectif peut recevoir, sous certaines conditions, jusqu'à 10 jours de congés non pris par an ou bien l'équivalent en compte épargne temps (CET).
Profiter d'avantages sans équivalents
Le principal atout de l'épargne salariale est sans conteste la fiscalité puisque les primes, l'abondement et certains versements volontaires sur le PER qui sont placés dans un plan sont exonérées d'impôt sur le revenu. Seules les plus-values constatées à la sortie du plan sont soumises aux prélèvements sociaux (18,6 % en 2026).
La fiscalité n'est pas le seul avantage de l'épargne salariale. Quand il existe, l'abondement est un véritable « booster » de capital, car avec, par exemple, 200 euros investis et un abondement de 100%, le capital placé atteint alors mécaniquement 400 euros, sans investissement supplémentaire du salarié.
Enfin, en épargnant à titre individuel, le salarié supporte tous les frais du contrat mais avec l'épargne salariale, les frais de tenue de compte sont pris en charge par l'entreprise et ce peut être également le cas pour tout ou partie des frais de gestion des fonds.
Attention ! Lors du départ de l'entreprise et si vous conservez vos plans, les frais de gestion sont alors à votre charge.
Récupérer son épargne au moment de la retraite
A l'heure de quitter la vie active, les sommes investies dans un PEE peuvent être récupérées partiellement ou totalement en bénéficiant d'une exonération d'impôts sur les plus-values (hors prélèvements sociaux). Et celles qui sont investies sur un PER deviennent également disponibles (avec des règles fiscales particulières selon l'origine des versements).
Le salarié doit alors opter pour la formule la plus adaptée à sa situation et ses besoins immédiats et futurs :
Il peut choisir le versement d'un capital, en une ou plusieurs fois, qui est exonéré d'impôt sur le revenu (sauf pour les versements qui ont été déduits du revenu imposable pendant la vie active). Mais s'il préfère disposer d'un complément de revenu plus faible mais régulier, il peut préférer pour son PER le versement d'une rente viagère, qui est, elle soumise à l'impôt sur le revenu. Il peut enfin panacher capital et rente pour conserver un montant de liquidités.
A noter : Les sommes placées sur un PEE sont bloquées pendant au moins cinq ans et celles qui sont investies sur un PER collectif jusqu'à la retraite. Mais il existe 14 cas de déblocage anticipé pour le premier parmi lesquels l'achat de la résidence principale, le mariage ou PACS, la naissance ou l'adoption d'un troisième enfant. Et 7 pour le second avec notamment l'expiration des droits à l'assurance chômage .