PEL : rouvrir ou ouvrir un nouveau plan, ce qui change selon votre situation information fournie par Boursorama avec LabSense 14/07/2026 à 08:30
Le PEL, un placement limité à 15 ans
Créé en 1965, le PEL est un produit d'épargne dont l'objectif final est de permettre la souscription d'un prêt pour financer l'achat, la construction, la rénovation ou l'amélioration de sa résidence principale. L'ensemble des conditions qui l'encadrent sont réglementées par l'État et s'imposent à tous les établissements bancaires. Ainsi, le taux de rémunération pour les PEL ouverts à partir du 1er janvier 2026 est fixé à 2 %, le versement initial ne peut pas être inférieur à 225 €, la somme versée annuellement doit être supérieure à 540 €, et le montant maximum du plan est plafonné à 61 200 €. Le PEL été profondément remanié au fil du temps, la dernière modification datant de la loi de finances du 29 décembre 2010. Le changement majeur porte sur sa durée de vie : auparavant illimitée, elle ne peut plus dépasser 15 ans pour les plans ouverts entre 2011 et 2016. Pour ces PEL, les versements ne sont possibles que pendant une durée maximum de 10 ans. Au-delà, le plan continue de générer des intérêts, mais la banque peut le clôturer automatiquement à partir de 15 ans. Les fonds déposés sont alors versés sur un livret d'épargne classique.
Se réorienter vers un autre produit d'épargne
Que faire de son argent ? Ouvrir un nouveau PEL ne présente plus beaucoup d'intérêt pour faire fructifier son épargne. Son taux d'intérêt est actuellement de 1,4 % net (soit 2 % avant impôt), il est donc moins rémunérateur que le Livret A ou le LDD (1,50 %), tout en étant plus rigide. Le moindre retrait partiel entraînant la fermeture du compte, il ne peut pas être utilisé comme épargne de précaution. Le prêt PEL, qui constitue la finalité du plan, présente également des inconvénients : opérations finançables limitées, montant maximum de 92 000 €, 4 ans minimum d'ancienneté pour en bénéficier… Le Livret A est l'une des solutions possibles, avec une épargne qui reste disponible, sans frais et sans risques. On peut cependant regretter son plafonnement à 22 950 €, son taux de rendement limité à 1,5 % au 1er février 2026 (1,7 % auparavant), son capital soumis aux droits de succession classiques en cas de décès. L'assurance-vie et son fonds euros est une excellente alternative pour l'épargnant qui recherche un bon équilibre entre rendement, souplesse et sécurité. Considéré comme le "couteau suisse de l'épargne", le fonds euros est le volet le plus prudent et le plus sécurisé de l'assurance vie, avec un rendement moyen de 2,65 % net en 2025. L'autre volet, les unités de compte, est plus performant (4,7 % net), mais plus risqué. Les avantages de l'assurance vie en fonds euros sont multiples : taux de rendement attractif depuis quelques années, aucune contrainte de versement ou de retrait, fiscalité avantageuse après 8 ans, épargne non bloquée et non plafonnée, capital garanti à hauteur de 70 000 € (hors frais de gestion), souscription possible de plusieurs contrats simultanés. L'assurance vie en fonds euros est une solution intéressante pour des projets à court, moyen ou long terme : études des enfants, achat d'une résidence principale, préparation de la retraite... C'est également un outil intéressant en matière de transmission du patrimoine : le souscripteur choisit son (ou ses) bénéficiaire(s), avec des conditions fiscales intéressantes (exonération partielle des droits de succession).