Ouvrir un gîte ou une chambre d’hôtes : est-ce vraiment rentable ? information fournie par Boursorama avec LabSense 23/09/2026 à 08:30
Investir dans un gîte
Le gîte est un logement entier et indépendant, occupé de façon autonome par les vacanciers. Calculer sa rentabilité n'est pas simple, car elle dépend de plusieurs paramètres. La localisation plus ou moins attractive, la saisonnalité (louer également en basse saison fait toute la différence), le potentiel locatif au regard du prix d'achat du bien, la qualité des équipements, les avis des voyageurs : tous ces éléments entrent en ligne de compte. Le taux d’occupation constitue l’un des principaux facteurs de rentabilité. Plus il est élevé, plus les coûts fixes sont répartis sur un nombre important de nuitées. À titre indicatif, le réseau Gîtes de France fait état d’un taux d’occupation moyen d’environ 47 % pour ses gîtes en 2024. Le prix par nuitée, autre critère déterminant, varie selon l'attractivité de la région concernée. Avec un logement de qualité, un prix ajusté au marché local, une activité touristique dynamique et des prestations additionnelles, il est possible de positionner le prix de la nuitée au-dessus de la moyenne du secteur tout en restant attractif pour les voyageurs et en améliorant potentiellement la rentabilité. À l'inverse, une sous-tarification peut engendrer une location à perte, même si elle augmente le taux d'occupation. Les charges constituent le troisième critère de rentabilité, qu'il s'agisse des dépenses fixes (entretien courant, rénovation, crédits éventuels, assurances, commission des plateformes, etc.) ou variables (électricité, eau, chauffage, mais aussi ménage et linge entre les locations). Pour estimer la rentabilité d'un gîte, il faut donc rapporter les revenus nets annuels (revenus – charges) à l'investissement total, en tenant compte du prix d'achat, des éventuels travaux et des frais d'acquisition.
Investir dans une chambre d'hôtes
La chambre d'hôtes est un hébergement chez l'habitant, avec petit-déjeuner compris, voire d'autres prestations telles que la table d'hôtes. De même qu'un gîte, une chambre d'hôtes peut générer des revenus, mais cette rentabilité dépend de plusieurs éléments. Le taux d'occupation moyen pour les chambres d'hôtes est de 30 %, soit 110 jours par an (moins d'un tiers de l'année), selon les données disponibles dans le secteur. L'emplacement géographique est essentiel, la demande locale doit donc être bien évaluée. Les régions au fort ancrage touristique, comme la Nouvelle-Aquitaine, l'Occitanie, la Provence-Alpes-Côte d'Azur ou la Bretagne, concentrent généralement l'essentiel de l'offre et de la demande, portées par leur attractivité touristique. Au-delà de la localisation, c'est la qualité du service qui fait la différence : un accueil chaleureux, un petit-déjeuner soigné (produits locaux, confiture maison) et une vraie disponibilité au quotidien. La différenciation passe aussi par une décoration ou un concept qui sortent du lot, une information personnalisée sur la région, et une présence en ligne qui valorise le bien.
Investir dans un gîte ou plutôt dans une chambre d'hôtes ?
La première option offre plus d'autonomie, la seconde mise davantage sur le service, le contact, et exige une disponibilité importante de l'accueillant. Si l'investissement locatif est l'objectif essentiel, avec un temps restreint pour accueillir ses hôtes (vie professionnelle extérieure par exemple), il est préférable d'opter pour le gîte. Si le but est de se lancer dans un projet à plein temps basé sur le relationnel, la maison d'hôtes sera plus adaptée.