Epargne salariale : par où commencer ?
information fournie par TRIBUNE LIBRE 24/03/2026 à 11:12

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La Semaine de l'épargne salariale se tient du 23 au 27 mars 2026. Comme chaque année, cet événement est l'occasion de revenir sur ces dispositifs plébiscités par les salariés comme par les dirigeants. Si leur intérêt semble aujourd'hui largement reconnu, il reste encore à bien comprendre comment les mettre en place et les faire vivre dans le temps, notamment pour les entreprises de 11 à 49 salariés qui doivent proposer à leurs salariés un mécanisme de partage de la valeur.

Depuis le 1er janvier 2025, chaque entreprise de 11 à 49 salariés (hors entreprise individuelle et société anonymes de participation ouvrière) ayant réalisé un bénéfice net d'au moins 1 % de son chiffre d'affaires les 3 exercices précédents, a en effet l'obligation de mettre en place un dispositif de partage de la valeur, quelle qu'en soit la forme (intéressement, participation, abondement dans un plan d'épargne salariale et/ou prime de partage de la valeur).

A noter : la mise en place d'un plan d'épargne salariale (Plan d'épargne entreprise – PEE, ou Plan d'épargne retraite d'entreprise collectif – PER collectif) est obligatoire pour mettre en place de l'abondement ou de la participation.

Des petites entreprises souvent moins structurées en matière de RH

Cette obligation est une opportunité pour tous, entreprises et salariés. Selon une étude réalisée par OpinionWay pour la Semaine de l'épargne salariale, 86 % des dirigeants salariés ayant mis en place un dispositif d'épargne salariale, et 77 % des salariés, en sont satisfaits. Toutefois, les dirigeants ont encore des questions ou des zones d'incompréhension. Car l'abaissement du seuil de l'obligation à 11 salariés concerne désormais des entreprises souvent moins structurées en matière de RH. En outre, même si elles n'y sont pas légalement tenues, les petites structures de moins de 11 salariés peuvent également proposer ces dispositifs qui sont de réels leviers d'attractivité, de fidélisation et de motivation.

En pratique, quelle est la marche à suivre pour les dirigeants ? Comment mettre en place simultanément un accord de participation ou d'intéressement ou un plan d'épargne salariale ? La priorité pour les dirigeants est de disposer des clés leur permettant de décider ce qui est le plus adapté à leur entreprise, car tous ne maîtrisent pas les subtilités de ces mécanismes ou ne disposent pas des ressources en interne.

S'entourer de bons partenaires

45 % des dirigeants qui ont sauté le pas se sont ainsi renseignés en amont via un prestataire ou un conseiller externe spécialisé. L'expert-comptable par exemple sera pertinent sur les aspects fiscaux et sociaux, quand le conseiller en gestion de patrimoine ou le banquier accompagneront plus facilement le dirigeant dans la mise en place et le suivi des placements. L'avocat en droit social rédigera quant à lui les accords de participation et/ou d'intéressement sur mesure. La branche professionnelle sera adaptée pour informer le dirigeant sur l'adhésion à un dispositif de branche d'activité. Il existe également des structures spécialisées en épargne salariale, qui seront à même d'apporter un accompagnement ciblé.

D'autres sources d'information existent : 28 % des dirigeants ont privilégié des sites internet. Signe de la place de plus en plus importante des sujets touchant le partage de la valeur, 16 % d'entre eux se sont même renseignés auprès d'un salarié et 12 % auprès d'un partenaire social.

Nécessaire, cette phase d'information n'est qu'un premier jalon de ce processus, avant la définition concrète des objectifs propres à chaque entreprise, la négociation d'accords et enfin, la mise en place effective des dispositifs.

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Un site pédagogique pour tout comprendre : https://www.epargnesalariale-france.fr/pour-les-entreprises/projet-depargne-salariale-commencer/