Épargne : les meilleurs placements à regarder au-delà de l’assurance-vie information fournie par Maison&Travaux 19/06/2026 à 17:00
L’assurance-vie garde de sérieux atouts, mais d’autres solutions peuvent aider à mieux répartir son épargne selon ses objectifs.
Longtemps, l’assurance-vie a occupé une place à part dans le patrimoine des Français. Souple, familière, fiscalement attractive après huit ans, elle reste un outil très utile pour investir, transmettre ou préparer un projet à moyen terme. Mais elle n’a plus le monopole des bonnes idées. Entre la baisse des taux des livrets réglementés, le retour de certaines stratégies immobilières, l’intérêt du PER pour les contribuables imposés et la démocratisation des ETF, les épargnants ont désormais tout intérêt à regarder plus large. Non pour abandonner l’assurance-vie, mais pour éviter de tout faire reposer sur un seul support.
Des placements sans risque pour les besoins immédiats
La première piste reste la plus simple : l’épargne sécurisée. Elle ne sert pas à faire fortune, mais à protéger son quotidien. Livret A, LDDS, LEP pour les ménages éligibles, comptes sur livret bancaires ou comptes à terme peuvent accueillir l’argent dont on peut avoir besoin rapidement. Depuis le 1ᵉʳ février 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,5 %, tandis que le LEP affiche 2,5 %. Ces rendements ne bouleversent pas une stratégie patrimoniale, mais ils permettent de garder une réserve disponible, sans risque de perte en capital, pour les imprévus, les dépenses à venir ou une épargne de précaution.
Pour ceux qui acceptent une part de risque en échange d’un potentiel de rendement supérieur, le PEA mérite aussi d’être étudié. Il permet d’investir en actions européennes, directement ou via des fonds, avec une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention. Les gains sont alors exonérés d’impôt sur le revenu, même si les prélèvements sociaux restent dus. L’intérêt du PEA tient surtout à sa simplicité : il peut être alimenté progressivement, sur plusieurs années, sans chercher à deviner le meilleur moment pour entrer en Bourse. Les ETF, qui répliquent de grands indices, ont aussi rendu cette approche plus accessible.
Fiscalité, retraite, immobilier : des leviers à manier avec soin
Autre enveloppe à regarder de près : le plan d’épargne retraite. Le PER n’est pas adapté à tous les profils, car l’argent y est en principe bloqué jusqu’à la retraite, sauf situations particulières comme l’achat de la résidence principale ou certains accidents de la vie. Mais il présente un avantage fort pour les contribuables imposés : les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans certaines limites. C’est donc un placement à envisager lorsque l’on veut préparer l’avenir tout en allégeant sa fiscalité aujourd’hui, à condition d’accepter une épargne moins disponible.
L’immobilier locatif reste, lui aussi, une option structurante pour diversifier son patrimoine. Acheter un bien pour le louer permet de viser des revenus réguliers et, sur le long terme, une éventuelle valorisation du capital. Mais en 2026, l’investissement locatif demande davantage de précision qu’autrefois. Prix d’achat, travaux, fiscalité, vacance locative, charges de copropriété, contraintes énergétiques : le rendement réel se joue souvent dans les détails. Ce placement peut être solide, mais il n’a rien d’automatique. Il suppose du temps, une bonne sélection du bien et une marge de sécurité suffisante.
La SCPI, une option utile dans une stratégie plus large
Pour ceux qui veulent s’exposer à l’immobilier sans acheter un appartement, les SCPI offrent une autre porte d’entrée. En achetant des parts, l’épargnant accède à un patrimoine immobilier déjà constitué, souvent composé de bureaux, commerces, entrepôts, résidences gérées ou actifs de santé. Les loyers encaissés sont ensuite redistribués, selon les performances de la société. Le principe est séduisant, car il évite la gestion directe, mais il faut rester prudent. Les revenus ne sont pas garantis, la valeur des parts peut baisser et la revente n’est pas toujours immédiate, surtout lorsque le marché immobilier traverse une période tendue.
La meilleure stratégie n’est pas de chercher le placement miracle, mais d’organiser son épargne par objectifs. Une somme disponible pour les urgences, des supports dynamiques pour le long terme, une enveloppe fiscale adaptée à son niveau d’imposition, éventuellement une dose d’immobilier pour diversifier : c’est souvent cette combinaison qui fait la différence. L’assurance-vie garde toute sa place dans cette architecture, notamment grâce à sa souplesse et à ses avantages successoraux. Mais elle gagne à être entourée. En 2026, bien placer son argent, c’est surtout apprendre à ne plus tout mettre au même endroit.