Épargne des grands-parents pour les petits-enfants : quel support privilégier ? information fournie par Boursorama avec LabSense 11/03/2026 à 08:30
La transmission aux petits-enfants encadrée par la loi
L'allongement de l'espérance de vie permet aux grands-parents de faire des donations au profit de leurs petits-enfants. Selon les chiffres, ces transmissions indirectes concerneraient un tiers des grands-parents. Ce "saut de génération" (selon le terme employé) permet d'aider la jeune génération à financer différents projets (études, permis, voiture, achat immobilier, etc.) ou simplement à disposer d'un capital pour l'avenir. La transmission aux petits-enfants obéit à des règles légales précises. En l'absence de testament, les enfants directs sont les héritiers prioritaires, mais les grands-parents peuvent aussi faire le choix de rédiger un testament pour léguer tout ou partie de leur patrimoine à leurs petits-enfants (soit à la place des parents, soit en plus). La loi protège cependant les héritiers directs (dits "réservataires") qui ont droit à une réserve héréditaire. Seule la part restante (appelée quotité disponible) peut être librement transmise aux petits-enfants, voire à des tiers. Sur le plan fiscal, les petits-enfants bénéficient tous les 15 ans d'un abattement de 31 865 € sur les dons manuels (biens mobiliers) de leurs grands-parents. Un autre abattement de la même somme peut s'appliquer sur les dons en argent, pour des donateurs âgés de moins de 80 ans et des bénéficiaires (dits "donataires") majeurs. La totalité d'un don peut par conséquent atteindre 127 460 €, soit 2 fois 31 865 € pour chacun des deux grands-parents âgés de moins de 80 ans.
Quelles sont les solutions d'épargne pour les petits-enfants ?
Différentes solutions d'épargne existent pour donner un coup de pouce à ses petits-enfants. Déposer de l'argent sur le classique livret A est un moyen simple. Accessible aux mineurs, il permet une épargne réglementée et garantie, dont le plafond est fixé à 22 950 €. Son taux est assez faible (1,5 % au 1er février 2026), mais il présente l'avantage d'une défiscalisation des intérêts. Les gains générés ne sont donc pas soumis à l'impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. Ouvrir un PEL (Plan d'épargne logement) est un autre moyen de capitaliser pour ses petits-enfants. Outre une rémunération garantie, ce plan offre une possibilité de prêt immobilier à un taux avantageux après une durée d'épargne d'au moins 4 ans. Les intérêts ne sont soumis à l'impôt et aux prélèvements sociaux qu'après une capitalisation de 12 ans. Le contrat d'assurance vie est une solution d'épargne à long terme très flexible qui permet, par sa clause bénéficiaire, de désigner librement ses petits-enfants. Elle offre des avantages fiscaux intéressants, notamment pour un capital investi pendant au moins 8 ans. En outre, une assurance vie souscrite après 70 ans ouvre droit à un abattement de 30 500 € (exonéré d'impôt) pour tous les bénéficiaires. D'autres outils plus atypiques sont possibles, tels que le GFI (Groupement forestier d'investissement), qui consiste à investir dans des parts de parcelles de forêts. Une réduction de 75 % des droits fiscaux s'applique dans le cadre d'une succession ou d'une donation. Quels que soient le patrimoine à transmettre et la stratégie envisagée, il est judicieux de se faire aider par un conseiller en gestion de patrimoine. Ce professionnel de la transmission apportera son éclairage pour optimiser au mieux l'épargne destinée aux petits-enfants, en proposant les placements les plus performants au vu de la situation et des objectifs du donateur.