Épargne des enfants : à quel âge leur confier l'accès à leur compte ? information fournie par Boursorama avec LabSense 24/02/2026 à 08:30
baby-banking...qui tient vraiment les cordons de la bourse ?
En France, le cadre légal est clair : les enfants peuvent être titulaires d’un compte d’épargne dès leur naissance, mais ne peuvent pas disposer des fonds librement avant leur majorité. Ainsi, jusqu’à ses 18 ans, ce sont donc les représentants légaux – généralement les parents – qui gèrent les dépôts et les retraits. Ils doivent le faire dans l’intérêt exclusif de l’enfant, car l’argent lui appartient juridiquement. Pourtant, si la majorité reste le véritable seuil d’autonomie financière, des marges de manœuvre peuvent exister avant, selon les établissements. Ainsi, certaines banques permettent à un mineur d’effectuer des opérations dès 12 ans, sous réserve d’un accord écrit des parents. À partir de 16 ans, l’adolescent peut parfois disposer d’un peu plus d’autonomie, notamment sur un Livret Jeune, mais là encore, les parents gardent un droit de regard.
Au-delà de la loi : un enjeu d’éducation financière
Si la réglementation fixe un cadre, la question de l’accès à l’épargne est aussi une question éducative. Confier un compte à un enfant trop tôt peut mener à des dépenses impulsives, tandis qu’attendre trop longtemps peut freiner son apprentissage de la gestion de l’argent. Beaucoup de spécialistes recommandent une approche progressive : Dès 10–12 ans : expliquer le fonctionnement du compte, montrer les relevés, parler d’intérêts et d’objectifs d’épargne ; À partir de 14–15 ans : laisser l’enfant participer aux décisions, par exemple choisir combien verser de son argent de poche ; Vers 16–17 ans : autoriser un accès partiel ou encadré, pour l’aider à se responsabiliser avant la majorité.
Trouver le bon moment : une décision qui dépend de chaque enfant
Certains adolescents sont très responsables dès 14 ans, d’autres ont besoin d’un accompagnement plus long. Les parents peuvent se poser quelques questions simples pour évaluer la maturité de leur enfant : comprend-il la différence entre épargne et dépenses courantes ? Est-il en capacité de se fixer un objectif (un achat important, un projet) et s’y tenir ? A-t-il déjà montré qu’il pouvait gérer un budget, même modeste ? Est-il sensible à la valeur de l’argent et au travail qu’il représente ? Si la réponse est oui, un accès progressif peut être bénéfique. Sinon, mieux vaut attendre et renforcer l’éducation financière avant de lui confier les clés de son épargne.