Comment préparer financièrement un congé maternité quand on est salariée ou freelance
information fournie par Boursorama avec Editorialink 12/06/2026 à 09:01

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Un congé maternité change souvent l’équilibre du budget. Salariée ou freelance, mieux vaut anticiper pour éviter les mauvaises surprises.

Préparer l’arrivée d’un enfant, ce n’est pas seulement choisir une poussette, comparer les lits à barreaux ou remplir les premiers tiroirs de bodies. C’est aussi regarder son budget autrement, car un congé maternité modifie souvent l’équilibre financier du foyer. Entre les dépenses liées au bébé, les frais médicaux éventuels, la garde à anticiper et une possible baisse de revenus, mieux vaut poser les chiffres avant le départ. Pour une salariée comme pour une freelance, l’enjeu est le même : éviter de découvrir trop tard que le mois ne ressemble plus tout à fait aux précédents.

Un budget précis pour éviter les mauvaises surprises

La première étape consiste à estimer le plus précisément possible ce qui continuera à sortir chaque mois. Loyer, crédit immobilier, assurances, factures, alimentation, abonnements, impôts, remboursement de prêts, frais de santé, mais aussi achats liés à l’arrivée du bébé : tout doit entrer dans le calcul. Pour les indépendantes, il faut ajouter les charges professionnelles qui ne s’arrêtent pas pendant l’absence, comme les outils de travail, les frais bancaires, la mutuelle, les assurances ou certaines cotisations. Ce budget de base permet d’identifier le montant minimum nécessaire pour vivre sereinement pendant toute la durée du congé.

Vient ensuite la question des revenus. Une salariée du secteur privé bénéficie d’un congé maternité dont la durée varie selon sa situation familiale, avec par exemple 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant, réparties en principe entre 6 semaines avant la naissance et 10 semaines après. Selon la convention collective ou les accords d’entreprise, le salaire peut être maintenu en totalité ou seulement complété par les indemnités journalières de l’Assurance Maladie. Il est donc indispensable de vérifier ses droits auprès de son employeur, de son service RH et de son espace Ameli, au lieu de partir d’une estimation approximative.

Prévoir une réserve pour compenser la baisse de revenus

Pour les freelances et travailleuses indépendantes, la préparation demande encore plus d’anticipation. L’Assurance Maladie prévoit deux prestations : une allocation forfaitaire de repos maternel et des indemnités journalières, sous conditions. Il faut notamment justifier de 6 mois d’affiliation à la date prévue de l’accouchement et cesser son activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance. En 2026, l’allocation forfaitaire de repos maternel atteint 4 005 euros au taux plein, tandis que les indemnités journalières peuvent aller jusqu’à 65,84 euros par jour, avec des montants réduits lorsque le revenu moyen d’activité est trop faible.

Une fois ces montants estimés, il devient plus simple de mesurer l’écart entre les revenus attendus et les dépenses incompressibles. C’est cet écart qu’il faut financer grâce à une épargne constituée avant le congé . L’idéal est de mettre de côté progressivement, dès que possible, en visant plusieurs mois de charges fixes. Cette réserve évite de puiser dans son compte courant au fil de l’eau ou de reprendre une activité trop tôt par contrainte financière. Elle permet aussi d’absorber les dépenses imprévues, très fréquentes autour d’une naissance, sans fragiliser le reste du budget.

Faire de son épargne un vrai plan de transition

Pour organiser cette épargne, les solutions BoursoBank peuvent aider à séparer les besoins selon leur horizon. Le Livret A ou le LDDS restent adaptés à une réserve immédiatement disponible et défiscalisée. Le Livret Bourso+ peut compléter ce socle avec un compte d’épargne sécurisé, disponible à tout moment, sans plafond de versement, avec un capital garanti et des versements libres. La possibilité d’ouvrir jusqu’à quatre livrets Bourso+ permet aussi de distinguer les projets : congé maternité, équipement bébé, garde d’enfant, travaux ou réserve de sécurité. Pour une somme que l’on n’a pas besoin d’utiliser tout de suite, un compte à terme peut également offrir une rémunération fixe et garantie sur une durée déterminée.

Enfin, la préparation financière ne s’arrête pas au premier jour du congé. Une salariée a intérêt à anticiper son retour avec son employeur, surtout si elle souhaite reprendre progressivement ou adapter son rythme. Une freelance doit, elle, prévenir ses clients suffisamment tôt, organiser ses missions en cours, prévoir un relais si nécessaire et préparer une reprise réaliste. Le bon réflexe consiste à traiter le congé maternité comme une vraie transition de vie : on chiffre, on épargne, on classe ses priorités et on garde une marge. Cette méthode ne supprime pas tous les imprévus, mais elle évite que l’argent devienne une source de stress au moment où l’essentiel est ailleurs.