Les prix seraient ainsi revus chaque 1er janvier pour les bus, métros, tramways et trains régionaux. (dnovac / Pixabay)
Une information qui ne va pas rassurer celles et ceux qui font déjà attention à leurs finances. À l'avenir, le coût des transports en commun français pourrait augmenter automatiquement chaque année en fonction de l'inflation, rapporte Le Parisien . Cette mesure, déjà en vigueur en Île-de-France, pourrait être étendue à tout le territoire.
Une hausse encadrée et (presque) obligatoire
Une loi-cadre préparée par le ministère des Transports, et qui sera présentée en Conseil des ministres le 4 février, prévoit en effet une indexation automatique des tarifs des transports sur l'inflation. Les prix seraient ainsi revus chaque 1er janvier pour les bus, métros, tramways et trains régionaux.
Cette hausse est aujourd'hui possible mais n'est pas une obligation légale. La loi-cadre prévoit de laisser la possibilité aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de refuser cette indexation par délibération, mais beaucoup d'organismes verront sûrement un avantage à pouvoir justifier d'une hausse de prix au moyen de la loi. Au-delà de l'inflation, toute augmentation des tarifs devra cependant être justifiée.
Moderniser les transports en commun
La mesure impactera directement le porte-monnaie des usagers. « La hausse passera peut-être inaperçue pour les usagers occasionnels. […] Mais les abonnés, eux, verront bien la différence » , analyse François Deletraz, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). Cette dernière admet cependant que le secteur a besoin de fonds.
En effet, les transports en commun français sont vieillissants, en particulier le réseau ferroviaire âgé en moyenne de 25 ans et pour lequel les investissements sont jugés indispensables et urgents. Augmenter les tarifs est un des moyens pour les sociétés gestionnaires de limiter leur dette et investir afin d'entretenir et moderniser leur réseau, ce qui bénéficiera in fine aux usagers.