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Arnaque : où les escrocs achètent-ils nos données personnelles pour mieux nous piéger ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene 11/02/2026 à 12:24
Temps de lecture: 2 min

Les escrocs achètent des données personnelles sur le Darknet volées par des hackers avant de tendre des pièges aux victimes. (illustration) (Ha11ok / Pixabay)

Les escrocs achètent des données personnelles sur le Darknet volées par des hackers avant de tendre des pièges aux victimes. (illustration) (Ha11ok / Pixabay)

Les escrocs choisissent leurs victimes après avoir recueilli des informations personnelles les concernant. Ils connaissent leur nom, prénom ou encore leur date de naissance. Pour cela, ils se fournissent sur le Darknet. Une technique utilisée notamment pour les arnaques à la livraison de colis.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, une femme a perdu 3 000 euros à cause d'un faux SMS de Mondial Relay. Près de Rennes, un homme prénommé Alexis s'est lui aussi fait dérober 8 000 euros en tombant dans le même piège. C'est ce qu'on appelle l'arnaque à la livraison de colis. Et les victimes ne sont pas choisies au hasard, explique TF1 Info .

Des milliards de données sur le Darknet

Avant de les contacter, les escrocs achètent sur le Darknet des données personnelles volées par des hackers. Clément Domingo, alias Saxx, hacker éthique et expert en cybersécurité, estime qu'actuellement « 1,7 milliard de données personnelles de Français » sont proposées à la vente.

Les données ont été volées à Chronopost, Mondial Relay, des fédérations sportives, France Travail ou encore au ministère de l'Intérieur. Un marché illégal mais lucratif. Il rapporterait aux cybercriminels environ 10 000 euros par semaine, voire pour certains 100 000 euros par mois.

Un faux banquier

Alexis, qui attendait un colis, a reçu un SMS lui demandant de reprogrammer la livraison contre 1,83 euro sur un site Internet miroir qui reprenait l'identité visuelle de Mondial Relay. Puis, un faux banquier l'a contacté pour l'alerter de débits frauduleux. Faisant mine de l'aider, il l'a contraint à accepter des paiements. « Il connaissait des trucs sur moi, j'avais vraiment l'impression d'avoir un mec qui connaissait son job et qui était pro » , a indiqué la victime.

L'habitante des Pyrénées-Atlantiques dépouillée de 3 000 euros a également reçu un faux SMS de Mondial Relay. « Elle est appelée par un individu d’un service antifraude bancaire qui la persuade de remettre sa carte bleue et ses codes à un coursier » , a raconté une source policière à Actu Pays basque .

Sur son site Internet , le transporteur Mondial Relay indique à ses clients qu'il ne les sollicite jamais pour « reprogrammer une livraison à une date ultérieure » ni « régler un supplément de frais de port » . Il est recommandé de ne pas répondre aux messages ni de cliquer sur les liens.

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