En France, les restaurateurs demandent aux clients de payer au comptoir pour augmenter leur rentabilité et discuter avec eux. (illustration) (Peter-facebook / Pixabay)
Pas la peine de tendre votre carte bancaire aux serveurs. De plus en plus de restaurants incitent les clients à payer leur addition directement au comptoir. Une pratique assumée par le chef espagnol Jairos Sanchez, rapporte Ouest-France . « Si le client attend à la table que tu reviennes avec l’addition, paie, puis s’en va, au final tout le monde perd plus de temps » , explique-t-il dans une vidéo publiée sur TikTok. Les tables sont rapidement libérées et de nouveaux clients peuvent consommer.
Gagner du temps et des clients
Dans le cas inverse, si un groupe paie à table, il peut mettre du temps à se mettre d'accord sur la manière de diviser l'addition. Et chacun peut vouloir utiliser un mode de paiement différent. « Quand il y a plusieurs opérations, cela peut durer un certain moment » , affirme le président général de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) en Île-de-France, Frank Delvau. Désormais, le comptoir est le lieu pour « centraliser les opérations financières sur la caisse » afin de « laisser la salle aux autres missions » .
Toujours dans l'optique d'augmenter la rentabilité des restaurants, les gérants peuvent profiter du passage au comptoir pour échanger quelques mots avec les clients et ainsi recueillir leur avis sur le service ou les plats. « C'est plus convivial, c'est plus intime, il y a un échange » , a confié une cliente au micro de TF1 Info . Ce moment peut inciter certains à laisser un pourboire, chose qu'ils n'auraient peut-être pas faite à table.
Deux philosophies
Les plus pressés, eux, disent ne pas vouloir attendre les serveurs débordés qui tardent à venir les encaisser à table. « C'est vraiment nous qui décidons, je pars et je vais payer au comptoir directement » , a ajouté un homme.
Pour autant, le paiement au comptoir n'est pas la norme en France. « On s'occupe du client du début à la fin, on veut qu'il soit assis dans son confort jusqu'au bout et qu'après, il se lève juste pour partir » , a argumenté Émilie Schnitzler, responsable de la brasserie Michel Debus située à Schiltigheim (Bas-Rhin).