Les réparations des voitures Saab 9-3 et Saab 9-5, dotées d'airbags Takata défectueux, ne peuvent pas prises en charge par la marque car elle n'existe plus juridiquement en Europe. (illustration) (Pixel-mixer / Pixabay)
C'est la double pleine pour des automobilistes. Leur voiture étant dotée d'airbags Takata défectueux, ils sont invités à ne plus l'utiliser par mesure de sécurité. Mais contrairement aux autres conducteurs concernés par le rappel, ils vont devoir payer les réparations, assure Capital .
Les 10.000 propriétaires de Saab 9-3 et Saab 9-5 produites et mises en circulation entre 2005 et 2011 ont été alertés sur la situation par le ministère des Transports par courrier individuel en juin 2026. « Depuis l’achat de ma Saab, ni le constructeur, ni les autorités, ni aucun professionnel de l’automobile ne m’avaient alerté, alors que mon véhicule a passé son contrôle technique en décembre 2025 » , a dénoncé l'un d'eux auprès du Parisien .
La marque a disparu
Les réparations ne sont pas prises en charge car la marque suédoise, reprise par General Motors dans les années 1990 puis cédée au néerlandais Spyker Cars en 2010, a disparu. Elle ne dispose plus d'aucune entité juridique en Europe. General Motors a confirmé qu'il ne prenait gratuitement en charge que les rappels concernant ses marques Cadillac et Chevrolet.
Le ministère des Transports a sollicité le spécialiste Hedin Parts pour effectuer les réparations sur les Saab. Mais le montant pour les propriétaires est salé. L'automobiliste rencontré par Le Parisien a reçu un devis de 475 euros. « Je ne comprends pas pourquoi les propriétaires de Saab devraient supporter le coût d’un défaut dont ils ne sont en rien responsables » , a-t-il souligné. Les éclatements d'airbags Takata ont déjà provoqué 47 accidents, entraînant 21 décès.