Les prix des billets d'avion continuent de flamber en même temps que celui du kérosène. (illustration) (JoshuaWoroniecki / Pixabay)
Les tarifs continuent de grimper chez Air France et Transavia avec la flambée des prix du kérosène liée au conflit au Moyen-Orient, rapporte Le Parisien . Après une première hausse de 50 euros en mars, Air France vient d’annoncer une nouvelle hausse de 50 euros sur tous ses billets aller-retour en classe économique et premium pour des vols long-courriers. La hausse est de 10 euros sur les vols court et moyen-courriers, ainsi que chez sa filiale low-cost Transavia.
100 euros de plus
Cette nouvelle hausse est la conséquence logique de la flambée des prix du carburant et notamment ceux du kérosène. Leur coût est passé de 650 euros la tonne en février à 1.500 euros début avril. Or, le carburant correspond jusqu’à 30 % des coûts des compagnies aériennes sur leurs vols. Dans ce contexte, beaucoup sont obligées de revoir leurs tarifs à la hausse, voire d’annuler certaines de leurs liaisons.
Et Air France n’est, bien entendu, pas exempt de cette situation. En cumulant les deux surcharges carburant actées depuis mars, le billet aller-retour sur n’importe quelle destination long-courrier coûte dorénavant 100 euros de plus. Avec la nouvelle hausse, les vols à destination des États-Unis, du Canada et du Mexique coûtent même 70 euros plus cher. Toutes ces augmentations ne sont par contre pas rétroactives pour ceux qui ont déjà acheté leur billet.
De nouvelles hausses possibles
« Aucune (compagnie) ne le fait de gaieté de cœur et c’est d’ailleurs une démarche qui va complètement à l’inverse de la logique des compagnies low-cost » , déclare Pauline Alessandra, spécialiste du marché aérien. Pour les compagnies, l'enjeu est une question d’équilibre afin de pouvoir amortir ces hausses sans perdre trop de clients. « Je sais qu’ils n’ont pas la volonté de répercuter l’ensemble de l’augmentation du coût qui est le leur aujourd’hui » , a d'ailleurs assuré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, à Nice-Matin .
Ces hausses indiquent en tout cas que les compagnies anticipent un contexte peu favorable dans les prochaines semaines. « On peut s'attendre à de nouvelles hausses de tarifs dans les prochains mois, si la situation perdurait » , a même ajouté Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fnam, la Fédération nationale de l'aérien et de ses métiers, sur BFM Business . Le lobby des aéroports européens ACI Europe table aussi sur de nouvelles hausses en cas de maintien du blocus du détroit d’Ormuz.