Zoé, e-208, Tesla, Dacia Spring... les prix des voitures électriques d'occasion ont lourdement chuté
information fournie par Boursorama avec Newsgene 28/08/2026 à 15:51

La valeur des véhicules électrique s'est effondrée en cinq ans. (illustration) (ANDREAS160578 / PIXABAY)

Les voitures électriques affichent une décote bien plus importante que leurs équivalents thermiques après cinq ans, selon une récente étude menée par Leboncoin. Certaines électriques françaises, comme la Renault Zoé, ont ainsi perdu 65 % de leur valeur.

Une récente étude du Bon Coin met en lumière un paradoxe sur le marché de l'occasion automobile en France depuis avril, rapporte BFM Business . Alors que l'intérêt pour les véhicules électriques est de plus en plus important en raison de la flambée des prix de l'essence, les tarifs des voitures électriques d'occasion, eux, ne cessent de chuter. La décote moyenne d'une voiture électrique atteint ainsi 59 % au bout de 5 ans.

Cette décote est même parfois plus importante, comme dans le cas de la Renault Zoé, avec une perte de 65 % après 5 ans. Proposée neuve à 32 445 € en moyenne, elle revient aujourd'hui à 11 477 € en occasion. Les voitures françaises affichent aussi des décotes similaires, comme la Renault Twingo ZE (-62 %), à 9 392 €, la Peugeot e-208 (-60 %), à 13 873 € désormais, ou encore la Peugeot e-2008 (-62 %), à 15 464 €.

Des décotes fortes pour toutes les électriques

Ces décotes importantes ne se limitent pas aux électriques françaises. Très demandée en 2020, la Tesla Model 3 a vu son prix passer en moyenne de 52 136 € neuve à 23 180 € aujourd'hui, en occasion. D'autres modèles électriques variés, comme la Fiat 500 (-56 %), la Mini (-57 %), la Volkswagen ID.3 (-57 %) et la Kia Niro (-58 %) ont également vu leur prix chuter en cinq ans.

En comparaison, la voiture thermique garde en moyenne 66 % de sa valeur sur la même période. Cet écart s'explique d'abord par les progrès technologiques réalisés en cinq ans, qui rendent les modèles électriques plus rapidement obsolètes. S'ajoute aussi l'influence du bonus écologique initial, qui avait abaissé le coût d'achat réel.