Taxe sur les petits colis : allez-vous payer plus cher vos achats en ligne à partir du 1er mars ? information fournie par Boursorama avec Newsgene 26/02/2026 à 12:15
L’attrait toujours plus grand des consommateurs pour les géants du commerce en ligne comme Shein ou Temu a poussé le gouvernement français à mettre en place une mesure visant les produits importés. Inscrite dans la loi de finances pour 2026 et validée par le Conseil constitutionnel, une taxe de deux euros va entrer en vigueur concernant les colis d’une valeur inférieure à 150 euros, en provenance de pays hors de l’Union européenne et à destination de la France métropolitaine, des Antilles, de La Réunion et de Monaco, rapporte Le Figaro .
Une explosion du nombre de colis
Cette taxe sur les petits colis (TPC), qui entre en vigueur le 1er mars 2026, est différente des droits de douane et de la TVA, souligne le site Service Public . « Il s’agit d’inciter les consommateurs à réduire les achats impulsifs de produits très bon marché, notamment dans le domaine de la fast fashion » , explique l'administration française.
L’importation de petits colis a connu une véritable explosion : en 2024, 189 millions de déclarations ont été enregistrées en France. Un volume qui a triplé entre 2022 et 2024, tandis que leur valeur a plus que doublé, passant de 1,9 à 5,3 milliards d’euros sur la même période.
La taxe finalement payée par le consommateur ?
Ce n’est pas au consommateur de payer cette taxe : elle ne peut pas apparaître sur la facture. Ce sont les vendeurs et les plateformes réalisant la livraison qui en sont redevables. Mais pour Marie Salva, avocate en droit douanier interrogée par Le Figaro , les coûts liés à la taxe seront « forcément répercutés quelque part » et devraient faire grimper le prix de l’article convoité.
La mesure sera-t-elle efficace ? L’exemple italien invite à la prudence. Chez nos voisins, une mesure comparable est en vigueur depuis le 1er janvier. Selon la directrice générale de l’association des aéroports italiens, au moins trente vols qui arrivaient auparavant à l'aéroport de Milan Malpensa - lequel accueille 60 % des marchandises expédiées en Italie par voie aérienne - ont déjà été détournés vers la Belgique, Amsterdam ou la Hongrie afin de contourner la mesure. La TPC se veut transitoire. Elle devrait être remplacée par un dispositif européen fin 2026, destiné à empêcher son contournement.