Seconde main : un Français sur deux a déjà acheté un téléphone reconditionné
information fournie par Boursorama avec Newsgene 24/02/2026 à 13:12

22 % des smartphones en circulation sont de seconde main en 2026. (Jan Vasek / Pixabay)

Un Français sur deux a déjà acheté un smartphone reconditionné, selon le baromètre 2026 de Kantar et Recommerce. Porté par des motivations économiques mais aussi environnementales, le marché de l’occasion poursuit sa progression, malgré des exigences croissantes en matière de transparence.

Budget serré, préoccupation environnementale ou élargissement de l’offre : quelles que soient leurs motivations, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les smartphones d’occasion. Selon le baromètre 2026 de Kantar et de Recommerce, cité par RMC Conso , un Français sur deux a déjà acheté un téléphone reconditionné, soit deux fois plus qu’en 2019.

Un marché qui se démocratise

Longtemps cantonné aux plus jeunes, le marché séduit désormais leurs parents. D’après l’étude, plus de la moitié d’entre eux ont déjà acheté un mobile reconditionné pour leurs enfants, et plus d’un quart envisagent de le faire. « L’usage du smartphone d’occasion est désormais une habitude de consommation généralisée, portée par une "génération reconditionnée" » , affirme Recommerce, acteur européen du reconditionnement de produits high-tech.

Si le taux d’équipement reste encore limité - 22 % des smartphones en circulation sont de seconde main en 2026 - l’entreprise évoque « un marché en phase de consolidation » . Elle observe un changement durable des comportements : 44 % des consommateurs déclarent vouloir revendre leur ancien appareil lors d’un nouvel achat, soit sept points de plus que l’an dernier, contre 33 % qui préfèrent le conserver.

Le prix, moteur principal

La motivation financière reste centrale. Ainsi, 37 % des Français affirment revendre leur ancien smartphone pour financer le suivant. Et 71 % des personnes interrogées citent le prix comme premier moteur de l’achat d’un mobile d’occasion.

Un frein subsiste toutefois pour les plus hésitants : « l’opacité de certains circuits » , souligne Recommerce. En ligne notamment, 80 % des consommateurs exigent une certification d’effacement des données. Beaucoup réclament également davantage de traçabilité (63 %), une labellisation par un organisme indépendant ou encore l’identité précise du reconditionneur (71 %). Dans ce contexte, les points de vente physiques gagnent en importance : 62 % des achats s’y effectuent « pour rassurer » , selon l’étude. Les opérateurs télécoms (47 %) s’imposent également comme des « piliers de confiance » dans la vente de produits reconditionnés.