Santé : ces médicaments courants ne seront bientôt plus remboursés qu’à 5 % information fournie par Boursorama avec Newsgene 08/09/2026 à 16:20
À compter du 1er janvier 2027, les règles vont changer en matière de remboursement par l’Assurance maladie. Plusieurs décrets publiés fin août prévoient notamment une baisse de la prise en charge des soins dentaires, qui passera de 60 à 50 %. Certains médicaments seront également moins remboursés : le Spasfon ou certains antihistaminiques passeront de 15 à 5 %, tandis que ceux à service médical rendu modéré seront pris en charge à 15 %, contre 30 % aujourd’hui, rapporte BFM Business . Objectif : limiter le déficit de la Sécurité sociale, chiffré à 23 milliards d’euros cette année.
Les mutuelles mises à contribution
Cette baisse de prise en charge devrait mécaniquement transférer une partie de la facture vers les complémentaires santé. Pour les soins dentaires, elles devront compenser la baisse. En revanche, pour les médicaments à service médical rendu faible ou modéré, tout dépendra du contrat souscrit. Au total, ce transfert représenterait environ 1,5 milliard d’euros pour les organismes complémentaires. Une somme qu’ils devront « aller chercher sur les cotisations » , a alerté Éric Chenut, président de la Fédération nationale de la Mutualité Française.
Pour absorber ce surcoût, il réclame notamment une baisse de la taxe de solidarité additionnelle (TSA). Les mutuelles ont déjà été soumises en 2026 à une augmentation de 2,05 % de cette taxe, votée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale. À cela s’ajoute une contribution de 0,8 % destinée à financer le forfait versé aux médecins traitants.
Des « réformes de fond » réclamées
Éric Chenut consteste également la méthode employée : ces mesures ayant été prises par décret, sans débat parlementaire. Il appelle surtout à engager des « réformes de fond » , notamment en travaillant « avec les professionnels de santé pour mieux prescrire à partir de référentiels déterminés par les sociétés savantes » . Le président de la Mutualité Française plaide enfin pour une meilleure lutte contre la fraude.