Les prix de ces produits devraient baisser cette année
information fournie par Boursorama avec Newsgene 02/03/2026 à 13:02

Plusieurs enseignes évoquent d’ores et déjà une inflation globale modérée, qui ne devrait pas dépasser 1 %. (analogicus / Pixabay)

Clap de fin pour les négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs, conclues dimanche 1er mars. Les enseignes ont d'ores et déjà annoncé une inflation limitée à 1 %, avec des hausses ciblées et des baisses attendues sur certains produits du quotidien.

Ouvertes le 1er décembre, les négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs ont officiellement pris fin dimanche 1er mars à 23 h 59. Menées chaque année, elles permettent de fixer les tarifs auxquels les enseignes s’approvisionnent auprès des marques, rapporte Le Parisien , et ont donc un impact direct sur les prix pratiqués en magasin.

Si le détail des accords, produit par produit, n’a pas encore été dévoilé, plusieurs enseignes - Carrefour, Coopérative U ou encore Intermarché - évoquent d’ores et déjà une inflation globale modérée, qui ne devrait pas dépasser 1 %.

Des hausses ciblées, des baisses attendues

Dans le détail, certains produits pourraient néanmoins voir leurs prix augmenter, conformément aux demandes des fournisseurs. Ce serait notamment le cas de la volaille, de la viande ou encore des œufs. À l’inverse, d’autres références devraient enregistrer des baisses significatives : le riz, les pâtes, la farine et certains biscuits. En cause, le recul du coût de plusieurs matières premières, dont le sucre, le blé tendre et le blé dur.

Reste une inconnue de taille : le chocolat, qui a fait l’objet d’intenses discussions, selon nos confrères. Judith Jiguet, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les grandes enseignes, souligne dans les colonnes du quotidien que la fève de cacao a diminué de 46 % en un an : « On s’attend à des prix contenus, voire qui diminuent. » Pourtant, explique-t-elle, « les grandes entreprises sont arrivées avec des demandes de hausse à deux chiffres » . Selon le syndicat des chocolatiers, cette position s’expliquerait par l’utilisation de fèves stockées, achetées au plus haut des cours.

Une date butoir contestée

Autre point de friction : la date limite du 1er mars, qui encadre ces négociations commerciales. Dans un communiqué commun, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) et l’Ilec (Institut de liaison des entreprises de consommation) ont demandé au ministre du Commerce, Serge Martin, une « clarification immédiate » après avoir « [semblé] remettre en cause le bien-fondé de la date butoir légale » lors de son passage au Salon de l’agriculture.

Pour rappel, en cas de non-respect de ce délai, les distributeurs s’exposent à des sanctions. Dans l’entourage de Serge Papin, on assure qu’il n’est « pas question de remettre en cause la date butoir » . Le ministre du Commerce s’est toutefois interrogé publiquement sur ce système de négociations propre à la France.