Discount, fast fashion, loisirs : comment évoluent les dépenses des Français
information fournie par Boursorama avec Newsgene 05/03/2026 à 11:02

En 2025, les ventes réalisées par les consommateurs français sur les sites en lignes de fast fashion auraient cumulé plus de 6 milliards d'euros. (analogicus / Pixabay)

Les Français préfèrent dépenser plus dans les loisirs que dans les achats courants. Pour ceux-ci, ils optent pour les enseignes à petits prix.

Faire des économies sur les achats du quotidien pour mieux se faire plaisir. À en croire les chiffres des dépenses des Français, telle pourrait être leur devise. En effet, l'attrait des consommateurs pour les enseignes bon marché s'est confirmé en 2025.

Explosion des ventes sur les sites de fast fashion

L'année dernière, « les ventes ont progressé de 3,4 % en valeur dans les enseignes comme Lidl, Netto, Aldi… c'est mieux que la moyenne des distributeurs » , a indiqué à Ouest-France Emily Mayer, directrice business insights chez la société d’étude de marché Circana. Les magasins des chaînes Action et Normal rencontrent également un franc succès.

Même constat pour les plateformes asiatiques de fast fashion. En 2025, les ventes réalisées par les consommateurs français sur ces sites auraient cumulé plus de 6 milliards d'euros. « Le cumul des ventes de Shein, Temu, Wish, TikTok Shop et AliExpress progresse de 14 % en 2025, par rapport à 2024. Si l’on retire Shein – qui s’est cassé la figure en fin d’année – la progression dépasse 42 % » , détaille la spécialiste.

Des loisirs « qui marquent la famille »

Si, pour les dépenses courantes, les Français cherchent les meilleurs prix, pour les loisirs, ils sont moins regardants. Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), un tiers de la population s'est offert un loisir haut de gamme au cours de la dernière année.

Concerts, parcs d'attractions, expériences immersives... les dépenses pour les loisirs étaient 17 % plus élevées en 2025 qu'en 2019. En comparaison, sur la même période, les dépenses en biens ont chuté de 4 %. « Les Français privilégient des sorties, même onéreuses, qui marquent la famille et dont on parle à l’extérieur et sur les réseaux sociaux, au détriment des dépenses courantes qui se font davantage chez les discounteurs » , explique Franck Lehuede, le directeur du Credoc.