Bougies, insecticides, colles... Plus de 275.000 produits dangereux ou non-conformes retirés de la vente
information fournie par Boursorama avec Newsgene 17/04/2026 à 14:11

Certains bougies d'ambiance ont été épinglées par la Répression des fraudes. (illustration) (Pixabay / jrydertr)

La Répression des fraudes a mené des contrôles d'ampleur sur la sécurité de certains produits utilisés au quotidien par les Français. Sur deux ans, ce sont 275.000 références qui ont été retirées du marché.

Désinfectants, insecticides, peintures, colles, bougies... plus de 275.000 produits ont été retirés du marché par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2023 et 2024. Cette décision a été prise à l'issue de contrôles menés sur plus de 15.700 références commercialisées par 4.200 professionnels, indique l'organisme dans un communiqué . Le but de ces opérations : vérifier que les produits ne contiennent pas de substances dangereuses pour la santé et que les consommateurs sont bien informés des risques.

Des étiquetages incomplets ou trompeurs

C'est justement sur ce dernier point que la DGCCRF a constaté le plus de manquements. « Les enquêteurs ont adressé près de 980 avertissements pour rappeler aux professionnels leurs obligations en matière d’étiquetage » , précise-t-elle. Par exemple, des milliers de produits automobiles (lave-glace, liquide de dégivrage, kit de réparation de phares...) ont été épinglés car les étiquetages sous-estimaient les dangers de certains composants.

Si un grand nombre de professionnels a reçu un simple avertissement et un accompagnement pour se mettre en conformité, d'autres ont dû détruire leur marchandise. C'est le cas de sachets d’anti-cafard contenant du fipronil, d'un parfum d’ambiance contenant du linalol ou encore une colle contact présentant près de 30 % de toluène. Des contrevenants ont dû payer des amendes « pour des pratiques commerciales trompeuses ou la mise à disposition sur le marché de produits biocides non autorisés » .

La traque au SNIPER

Une attention toute particulière a été portée aux SNIPER 1000 EC DDVP® et le SHOOTER 1000 EC DDVP®, des insecticides interdits à la vente depuis plusieurs années car ils contiennent du dichlorvos, une substance hautement toxique. Ils sont présentés, à tort, comme des produits pouvant lutter contre les punaises de lit. Les enquêteurs ont ainsi contrôlé plus de 1.000 commerces, épluché les annonces sur les réseaux sociaux et vérifié les grandes marketplaces. Ces investigations ont mené à la saisie de 1.130 flacons et la suppression de 530 annonces.

La DGCCRF assure poursuivre ses contrôles et mener en parallèle une prévention auprès des consommateurs. Elle invite ces derniers « à lire avec attention les étiquettes et notices d’utilisation des produits, qui comportent des conseils précieux pour une utilisation efficace et sécurisée » .