Billets d'avion : Ryanair va réduire ses vols cet hiver et prévient d’une possible hausse des prix
information fournie par Boursorama avec Newsgene 03/09/2026 à 13:25

Alors que la compagnie prévoyait 216 millions de voyageurs d'ici à avril 2027, elle a finalement revu ses objectifs à 214 millions. Illustration. (Promil69 / Pixabay)

Face à la flambée du prix du carburant, Ryanair prévoit de réduire le nombre de vols cet hiver afin de limiter ses pertes. La compagnie low-cost prévient également que ses tarifs pourraient augmenter si la situation n'évolue pas favorablement.

Mauvaise nouvelle pour les voyageurs. Ryanair assurera moins de vols cet hiver et pourrait augmenter ses tarifs, d'après un communiqué de la compagnie publié ce mercredi 2 septembre 2026. En cause : l'envolée du prix du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient, rapporte BFM Business .

Un objectif revu à la baisse

L'entreprise souhaite baisser sa consommation en carburant, dont les coûts peuvent augmenter « pendant la saison hivernale peu rentable » , explique-t-elle. Après l'afflux estival, la période entre novembre et mars entraîne souvent des pertes pour la compagnie. Elle estime donc que réduire ponctuellement le nombre de vols cet hiver lui permettrait ainsi d'éviter de perdre 70 à 100 millions d'euros. Alors qu'elle prévoyait 216 millions de voyageurs d'ici à avril 2027, elle a finalement revu ses objectifs à 214 millions.

Ryanair a également annoncé que les prix des vols court-courriers en Europe « augmenteraient sensiblement » , si le prix du pétrole ne baisse pas d'ici l'été 2027. Actuellement, elle bénéficie de contrats lui permettant d'acheter le kérosène autour de 67 dollars le baril, soit nettement moins que les prix du marché, supérieurs à 90 dollars. Une situation qui devrait lui permettre de rester bénéficiaire en 2026-2027, mais sans atteindre son record de 2,17 milliards d'euros de l'exercice précédent.

Des compagnies vulnérables

Comme le rappelle BFM Business , les compagnies low-cost sont particulièrement vulnérables à la hausse du kérosène, car leurs faibles marges limitent leur capacité à supporter l'augmentation des coûts. En Europe, son prix reste largement supérieur à ce qu'il était avant le début de la guerre au Moyen-Orient, sous l'effet de la hausse du cours du pétrole, mais aussi des tensions sur l'approvisionnement, des coûts de raffinage et de transport ou encore des politiques de couverture des compagnies.

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