Aller au contenu principal
Fermer

Ces 7 expressions françaises sur le chèque qui en disent long sur son âge d’or
information fournie par Boursorama 23/10/2026 à 12:00

Le chèque est l’un des plus anciens moyens de paiement scripturaux : connaissez-vous la sémantique qui lui est rattachée ? (Crédit : Boursorama / image générée par IA)

Le chèque est l’un des plus anciens moyens de paiement scripturaux : connaissez-vous la sémantique qui lui est rattachée ? (Crédit : Boursorama / image générée par IA)

Avant la carte bancaire sans contact et le virement instantané, le chèque, introduit en France par la loi du 14 juin 1865, avait son vocabulaire, parfois très imagé. Certaines expressions rappellent le guichet, l'encrier et le talon de chéquier. Les redécouvrir, c'est aussi comprendre les bons réflexes et les limites actuelles du chèque.

1) Êtes-vous habitué à «tirer un chèque» ?

Expression ancienne de banque : celui qui émet le chèque est le tireur. Le mot peut faire sourire aujourd'hui, mais il est toujours juridique : le Code monétaire et financier définit le tireur comme celui qui signe le chèque. Ici, on donne ordre à la banque de payer.

2) Savez-vous que «le tiré» doit appliquer votre consigne de paiement ?

Encore plus désuet à l'oreille : le tiré, c'est la banque qui doit payer. Le duo "tireur/tiré” vient de la vieille mécanique des effets de commerce. Un langage de notaire… mais toujours officiel et accepté.

3) Avez-vous déjà «endossé un chèque» ?

Endosser, littéralement, c'est écrire au dos. Autrefois, certains chèques qui servaient d'instruments de crédit et de paiement entre plusieurs personnes pouvaient circuler par endossement : on les transmettait en les signant au verso. L'image est parlante : le morceau de papier voyageait de main en main, avec son histoire écrite au dos.

Aujourd'hui, les chèques sont non endossables, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas être transmis à un tiers autre que la banque, chargée de l'encaissement. En effet, le dépôt sur un compte bancaire de la somme est l'étape obligatoire avant le transfert de l'argent au bénéficiaire.

4) À qui revient «un chèque au porteur» ?

La formule est très parlante : le chèque appartient à celui qui le porte sur lui. Le Code monétaire et financier reconnaît encore cette catégorie. Mais pour les bonnes pratiques et la sécurité des moyens de paiement, mieux vaut éviter tout flou : indiquez toujours lisiblement et sans ambiguïté le nom en toutes lettres du bénéficiaire final.

5) Connaissez-vous le «chèque barré d'avance» ?

La mise en place du chèque barré remonte en France à la loi du 30 décembre 1911.
On imagine presque un chèque mis derrière les barreaux. En réalité, le barrement correspond à deux lignes parallèles tracées au recto, limitant les conditions d'encaissement. C'est encore aujourd'hui la norme en France ; son émission est gratuite. Il empêche notamment le retrait d'espèces au guichet en contrepartie.

6) Ne remettez jamais un «chèque en blanc»

C'est sans doute l'expression la plus vivante. Au sens propre, elle correspond au fait de signer un chèque sans inscrire le montant, en risquant un détournement. Au figuré, il signifie que l'on accorde à quelqu'un une confiance illimitée.

Le plus drôle, c'est qu'il est connu de personnes qui utilisent peu ou pas de chéquier mais qui voient dans l'image du chèque vierge la porte ouverte à des abus potentiels commis par des individus malveillants.

7) À éviter absolument : «le chèque en bois»

L'expression populaire désigne un chèque sans provision, c'est-à-dire un chèque émis sans qu'une somme suffisante soit présente sur le compte bancaire associé. L'image est savoureuse : un moyen de paiement qui a l'apparence du solide, mais qui dans les faits ne vaut rien du tout.

Le langage courant continue à faire du chèque un instrument de paiement répandu mais en perte de vitesse. Plus long et plus contraignant que les autres moyens de paiement usuels, le chèque résiste mal dans un monde digital où la fraude sévit largement et où l'instantanéité est devenue incontournable.

À lire aussi | Ces 7 expressions françaises sur l’argent que vous avez peut-être besoin de réviser

À lire aussi | Ces 9 expressions françaises sur l’argent qui vont vous faire sourire

À lire aussi | Ces 8 expressions françaises qui vous racontent l’histoire de la banque


Code monétaire et financier, art. L131-2, L131-6, L131-16 et L131-44
Dictionnaire de l'Académie française
Larousse
CNRTL

DECOUVREZ LA BANQUE AU QUOTIDIEN CHEZ BOURSOBANK
Savourez tous les avantages de la Banque au quotidien avec BoursoBank

Chez BoursoBank, vous effectuez vos opérations bancaires courantes en toute simplicité grâce à un Espace Client qui vous laisse choisir en autonomie parmi une gamme complète de 57 produits et 1.000 fonctionnalités gratuites et disponibles en temps réel. En plus des moyens de paiement, des assurances à petits prix et des bons plans négociés auprès d’enseignes partenaires sont réservés aux clients pour un véritable coup de pouce réel sur leur pouvoir d’achat. Le tout accessible sur l’application mobile pour une navigation intuitive et sécurisée lors de toutes les transactions.
Le point commun de toutes les activités de la banque au quotidien ? Des économies qui parlent d’elles-mêmes avec un montant moyen de frais bancaires de 10 euros par an et par client (1). C’est pourquoi BoursoBank est désignée banque la moins chère depuis 18 ans (2). 
(1) Étude réalisée par BoursoBank le 13/01/2025.
(2) De nouveau classée banque la moins chère respectivement sur les profils « Jeune actif », « Cadre », « Cadre supérieur » et exæquo sur les profils « Jeune inactif », « Employé » et « L’adepte du 100 % mobile » selon une enquête réalisée par Le Monde / Panorabanques.com publiée le 08/12/2025. Détail des profils, des études tarifaires et de leur source depuis 2009 disponible sur boursobank.com.

Ségolène  Marquier
Ségolène  Marquier

Ségolène Marquier

Boursorama

rédactrice web

https://www.boursobank.com
0 commentaire
Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
Pages les plus populaires