Risque de fraude à l'IBAN : ces 3 cas doivent vous alerter
information fournie par BoursoBank 05/06/2026 à 11:15

Méfiez-vous de ces 3 cas qui sont caractéristiques d'une tentative de fraude à l'IBAN (Visuel Adobe Stock)

L'ajout d'un bénéficiaire pour les virements bancaires est une étape clé à réaliser sans pression ni précipitation. Les enjeux financiers étant potentiellement élevés pour le titulaire du compte, voici 3 tentatives de fraude à l'IBAN (bien rodées) dont vous devez vous méfier.

Fraude à l'IBAN par un nouveau contact

La première situation à haut risque survient lorsqu'un nouveau contact, rencontré en ligne ou approché par message, réclame soudainement une aide financière. La demande se veut souvent pressante, émotive et assortie d'un sentiment d'urgence, afin de pousser la victime à effectuer un virement sans vérifier l'identité réelle de son interlocuteur. Dans de nombreux cas, ce scénario correspond à une fraude organisée par des réseaux de «brouteurs», qui ciblent des personnes isolées ou fragiles en jouant sur la compassion.

L'escroc cherche alors à obtenir un ajout de bénéficiaire, avec un IBAN communiqué à la hâte, pour recevoir des fonds rapidement. Dès qu'un ton insistant est employé, que l'histoire paraît trop parfaite ou que la relation est récente, il est essentiel de s'arrêter, de recouper les informations et de ne jamais procéder à un virement sous pression.

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Information d'un soi-disant organisme pour lequel l'IBAN aurait changé

Deuxième cas classique : vous recevez un e-mail, un SMS ou un courrier annonçant qu'un organisme «officiel» (un de vos créanciers habituels) a changé de coordonnées bancaires. Les escrocs usurpent alors l'identité d'acteurs connus - impôts, fournisseur d'énergie, opérateur de téléphonie ou d'internet, assurances - pour vous inciter à enregistrer un nouvel IBAN et à régler les prochaines factures via virement.

Cette fraude repose sur un réflexe courant : payer vite pour éviter une coupure ou une pénalité. Or, un simple ajout de bénéficiaire vers un faux compte suffit à détourner vos paiements.

La bonne pratique consiste donc à ne jamais utiliser les coordonnées fournies dans le message reçu et à vérifier l'information via les canaux habituels (espace client officiel, numéro déjà enregistré, facture précédente).

Le saviez-vous ? La fraude au virement a représenté 228 millions d'euros au 1er semestre 2025, pour un montant moyen de 2.104 euros par préjudice (1).

Demande d'ajout d'IBAN par un faux conseiller aimable et persuasif

Enfin, méfiez-vous d'un interlocuteur se présentant comme un conseiller bancaire, cordial et convaincant, qui vous guiderait pour «sécuriser» votre argent. Un vrai conseiller de la banque ne demandera jamais à ses clients d'ajouter un IBAN ni de valider un ajout de bénéficiaire pour protéger des fonds : cette demande vise au contraire à préparer un virement frauduleux vers un compte contrôlé par l'escroc.

Dès qu'un prétendu conseiller vous presse d'agir, de confirmer une opération ou de communiquer des codes, il faut mettre fin à l'échange et se faire rappeler par sa banque, via le processus de call back, accessible depuis l'appli ou l'Espace Client.

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Fichier des IBAN suspects (le FNC-RF) : un nouvel instrument anti-fraude ?

Depuis le 7 mai 2026, le fichier national des comptes signalés pour risque de fraude (FNC-RF) est disponible.

Les banques françaises ont la possibilité de recouper les alertes issues du FNC-RF avec d'autres informations qu'elles ont recueillies par ailleurs, pour alimenter leurs dispositifs interne de lutte contre la fraude ;  la banque peut alors avertir un client qu'un IBAN saisi pour un virement particulier est suspect (et qu'il doit en vérifier l'exactitude) ou bloquer l'opération si l'IBAN du bénéficiaire s'avère effectivement frauduleux.

Chaque établissement reste toutefois libre de définir ses propres règles et seuils d'intervention en la matière (2).

A savoir

Que faire en cas de fraude à l'IBAN avérée ?

Dès le constat d'une fraude à l'IBAN, il est possible de contacter sa banque pour tenter de suspendre le virement en cours ou de réclamer, quand cela est possible, le retour des fonds. Un dépôt de pré-plainte peut s'effectuer en amont, avant le passage au commissariat ou à la gendarmerie (3).

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(1) https://www.banque-france.fr/system/files/2026-01/2026-01-27_OSMP-Note-statistiques-de-fraude-du-S1-2025.pdf
(2) https://www.banque-france.fr/fr/le-fnc-rf-liste-les-alertes-de-fraude-sur-les-paiements-detectes-par-les-services-specialises-des
(3) https://www.inc-conso.fr/content/iban-et-rib-quelles-sont-les-fraudes