Emploi : près de 70 % des Français préfèrent gagner plus plutôt qu'avoir du temps libre information fournie par Boursorama avec Newsgene 18/06/2026 à 14:06
La crise sanitaire du Covid-19, qui avait bouleversé les priorités des salariés, semble désormais bien derrière nous. À la sortie des multiples confinements, les Français avaient davantage privilégié le temps pour soi au détriment de leur vie professionnelle. Mais la tendance paraît aujourd'hui s'inverser, selon une étude Ifop pour la Fondation Travailler autrement dévoilée mercredi 17 juin 2026 par franceinfo .
Comme en 2008
L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.000 salariés du secteur privé (hors entreprises publiques), représentatif de la population salariée française métropolitaine du secteur privé. D'après les résultats, 67 % des sondés ont affirmé qu'ils préféraient gagner davantage plutôt que bénéficier d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Un niveau comparable à celui observé en 2008. À l'inverse, en 2022, 61 % des actifs se disaient plus attachés à leur temps libre qu'à leur pouvoir d'achat.
Autre constat : l'écart persistant entre la perception des entreprises et celle des salariés en matière de rémunération. Si 89 % des employeurs estiment accorder une rémunération « juste » , seuls 63 % des salariés sont de cet avis. Les cadres sont, logiquement, les plus satisfaits de leur rémunération (en moyenne 3.368 euros nets par mois contre 1.846 euros pour un ouvrier). Ils sont aussi 49 % à se dire prêts à échanger une partie de leur salaire contre davantage de temps libre.
Des écarts encore (trop) importants
L'étude, dévoilée par franceinfo en partenariat avec Les Échos , met également en lumière des écarts de salaires très contrastés. Celui entre les hommes et les femmes reste criant : les premiers perçoivent en moyenne 2.508 euros nets par mois, contre 2.093 euros pour les secondes. Une différence notable apparaît aussi entre les salariés des très petites entreprises et ceux des grandes entreprises, avec près de 700 euros d'écart entre les salaires moyens.
Enfin, cette enquête souligne un décalage entre les avantages susceptibles de fidéliser les salariés et ceux privilégiés par les entreprises. Les salariés citent d'abord l'augmentation de salaire ou le 13e mois, à hauteur de 22 %. Les entreprises, elles, mettent davantage en avant les primes, bonus et gratifications, cités par 28 % d'entre elles.