Congé supplémentaire de naissance : pourquoi l’Assurance maladie tarde-t-elle à vous indemniser ? information fournie par Boursorama avec Newsgene 15/09/2026 à 12:13
Des parents qui bénéficient du congé supplémentaire de naissance, instauré en complément des congés maternité et paternité, déplorent des retards dans le versement de leurs indemnités journalières. Auprès de BFM Business , la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam) a expliqué les raisons de ces délais.
Jusqu'à 70 % du salaire mensuel
Mis en place le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance permet aux parents qui ont déjà utilisé leur congé maternité ou paternité de ne pas travailler pendant deux mois de plus pour s'occuper de leur bébé. Chaque bénéficiaire est rémunéré à hauteur de 70 % de son salaire brut le premier mois, puis à 60 % le mois suivant, dans la limite de 4.005 euros bruts. Financièrement, le dispositif est plus intéressant que le congé parental, qui n'offre qu'environ 450 euros bruts par mois.
Dans les faits, la situation est plus complexe. Un assuré affirme par exemple avoir attendu le 16 août pour recevoir ses indemnités du mois de juillet, tandis que sa femme n'aurait toujours rien reçu sur son compte. De son côté, la Cnam explique que les versements sont effectués à terme échu, soit le mois suivant celui couvert par le dispositif. Elle évoque un délai moyen de 11 jours après la période indemnisée « lorsque le dossier est complet » .
Des dossiers parfois incomplets
Mais le temps d'attente devient bien plus long lorsque le dossier est incomplet. Problème : sur les 110.000 demandes de congé supplémentaire de naissance adressées aux CPAM, deux tiers affichent des documents manquants. Et ce n'est pas toujours la faute des assurés : « du côté des employeurs, un formulaire sur cinq est incomplet » , précise la Cnam. Selon elle, certaines entreprises « ne respectent pas les délais » pour transmettre les pièces demandées.
Les retards s'expliquent également par la rétroactivité du dispositif, qui concerne toutes les naissances depuis le 1er janvier 2026. « On a donc six mois à rattraper en plus des autres demandes entrantes depuis le début de l'été » , justifie l'organisme.