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Une prime arrive sur votre compte : éviter qu’elle se fonde dans les dépenses courantes

information fournie par Boursorama avec Editorialink 05/11/2026 à 11:58

Pour profiter pleinement d’une prime, mieux vaut la répartir intelligemment entre dépenses prioritaires, épargne et projets personnels ( Shutterstock )

Pour profiter pleinement d’une prime, mieux vaut la répartir intelligemment entre dépenses prioritaires, épargne et projets personnels ( Shutterstock )

Une prime vient gonfler votre solde bancaire ? Avant de céder aux envies du moment, mieux vaut se poser les bonnes questions pour en conserver le bénéfice.

Le virement vient d’arriver et le solde du compte affiche soudain plusieurs centaines d’euros supplémentaires. Une prime de fin d’année, un bonus exceptionnel ou un treizième mois donne de l’air au budget. Mais sans décision précise, cette somme risque de disparaître au fil des courses, des sorties et des achats reportés. Le bon réflexe consiste à lui attribuer une destination avant de commencer à la dépenser. Un virement vers un compte d’épargne , effectué dès réception de la prime, permet de la distinguer de l’argent réservé au quotidien.

Votre prime vient d’arriver : faut-il épargner ou rembourser ses dettes ?

Avant de répartir la prime, mieux vaut regarder son budget. Combien faut-il conserver pour payer le logement, les factures, l’alimentation et les remboursements à venir ? Quelles dépenses ponctuelles sont déjà connues, comme une assurance annuelle, une réparation automobile ou les fêtes de fin d’année ? Il faut vérifier les éventuels découverts et crédits coûteux. Rembourser une dette assortie d’intérêts élevés peut être plus intéressant que placer la même somme à un taux inférieur. En revanche, solder un prêt immobilier à taux faible n’est pas forcément prioritaire : les conditions du contrat méritent d’être examinées.

Vient ensuite la question du matelas de sécurité. Lorsque les économies sont faibles ou inexistantes, une prime peut servir à constituer une réserve représentant trois à six mois de dépenses essentielles. Cette épargne doit rester accessible pour faire face à une panne, une dépense de santé ou une baisse de revenus. Chez BoursoBank, le Livret A, le LDDS et le LEP, sous conditions de ressources, répondent à cet objectif avec des intérêts exonérés d’impôt. Le Livret Bourso+ constitue une possibilité : sans plafond de versement, il offre un capital garanti et disponible, mais ses intérêts sont fiscalisés.

Votre prime peut financer vos projets, à condition de faire les bons choix

Une fois les urgences couvertes, le reste peut financer des projets. Des vacances prévues dans six mois, un permis de conduire ou des travaux ne réclament pas la même stratégie qu’un objectif à dix ans. Pour les dépenses proches, mieux vaut privilégier une épargne sécurisée plutôt que des placements susceptibles de fluctuer. Il est possible de réserver une somme précise à chaque projet, puis de prévoir des versements mensuels ensuite. Cette organisation évite de piocher dans la prime au hasard et permet de mesurer les progrès réalisés.

Attention toutefois : toutes les primes n’obéissent pas aux mêmes règles. Pour une prime d’intéressement ou de participation, le salarié dispose de quinze jours après avoir été informé du montant attribué pour demander son versement immédiat. L’argent perçu est alors soumis à l’impôt sur le revenu. Le placement sur un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un PER collectif peut, sous conditions, éviter cette imposition et ouvrir droit à un abondement de l’employeur. En contrepartie, les fonds sont en principe bloqués cinq ans sur un PEE, ou jusqu’à la retraite sur un PER collectif , sauf déblocage anticipé autorisé.

Assurance vie et PEA : deux pistes pour valoriser sa prime

Si la réserve de précaution est déjà constituée et les besoins proches financés, une partie de la prime peut être investie à long terme. Le contrat d’assurance vie BoursoVie est accessible dès 300 euros et donne accès à plus de 600 supports, du fonds en euros aux unités de compte. Il ne facture pas de frais d’entrée ni d’arbitrage, mais comporte notamment des frais annuels de gestion de 0,75 %. Au-delà de huit ans, l’assurance vie bénéficie d’un abattement fiscal sur les gains retirés, sous conditions. Les unités de compte comportent un risque de perte en capital.

Autre option pour les personnes prêtes à accepter les variations de la Bourse : le plan d’épargne en actions (PEA). Celui de BoursoBank est accessible dès 10 euros et permet d’investir dans des actions européennes ou certains ETF éligibles. Après cinq ans, les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais pas de prélèvements sociaux. Reste une dernière décision, importante : réserver une petite part de la prime au plaisir. Un achat ou un week-end prévu n’empêche pas d’épargner. L’essentiel est de bien fixer les montants avant que les dépenses courantes ne décident à votre place.

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