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Réussite financière : ce milliardaire de 90 ans n’a jamais fait de l’argent son objectif

information fournie par aufeminin 04/11/2026 à 17:00

À 90 ans, Amancio Ortega, fondateur de Zara, estime que la réussite repose davantage sur le développement de son entreprise que sur l’accumulation de richesses ( Shutterstock )

À 90 ans, Amancio Ortega, fondateur de Zara, estime que la réussite repose davantage sur le développement de son entreprise que sur l’accumulation de richesses ( Shutterstock )

À 90 ans, ce milliardaire pourrait se féliciter de sa fortune. Pourtant, quand il revient sur son parcours, ce sont d'autres choix qui retiennent son attention.

À 90 ans, Amancio Ortega compte parmi les grandes fortunes du monde. Pourtant, lorsqu’il évoque son parcours, le créateur de Zara ne s’attarde pas sur les sommes accumulées. Il préfère évoquer le développement de son entreprise. Une conviction résumée par cette déclaration, rapportée par SerNoticias : « Si j’ai gagné autant d’argent, c’est parce que mon objectif n’a jamais été de gagner de l’argent. » Étonnant pour un homme à la tête d’un empire de la mode. Mais derrière cette formule, une idée : la réussite financière ne devrait pas être une fin en soi.

Pour Amancio Ortega, la réussite financière passe avant tout par la croissance

Son parcours permet de comprendre cette position. Amancio Ortega a commencé comme garçon de courses dans une mercerie. Il s’est ensuite formé aux métiers de la confection, au contact des clients comme des ateliers. En 1963, il lance Confecciones Goa avec des proches. Douze ans plus tard, la première boutique Zara ouvre à La Corogne, en Espagne. La création d’Inditex, en 1985, marque une nouvelle étape. Ce parcours, commencé au plus près du terrain, lui a donné une connaissance pratique du métier avant l’expansion de sa marque.

Son rapport à l’argent reflète surtout sa conception de l’entreprise. « Si une entreprise ne grandit pas, elle meurt », a-t-il déclaré. Il refuse ainsi l’immobilisme. Grandir, à ses yeux, ne revient pas simplement à vendre davantage. Cela signifie aussi ouvrir des magasins, adapter la production, améliorer l’organisation et conserver la capacité de réagir rapidement. À ses yeux, les bonnes performances du moment ne dispensent jamais de préparer les évolutions du marché. Cette exigence de mouvement permanent a accompagné le développement de Zara, puis celui du groupe Inditex.

Le milliardaire privilégie le travail collectif aux résultats financiers

Son attitude face aux chiffres étonne tout autant. Là où de nombreux dirigeants surveillent leurs performances financières, le fondateur de Zara a affirmé : « Les résultats ne sont pas importants, je ne les regarde jamais. » Pablo Isla, ancien dirigeant d’Inditex, pouvait même attendre trois ou quatre mois avant de lui présenter les chiffres. Cela ne signifie pas que la rentabilité était sans importance, mais qu’il refusait d’en faire l’unique boussole de ses décisions. Sa préférence allait aux questions concrètes : comment améliorer l’offre, faire évoluer les méthodes de travail ou mieux répondre aux attentes des clients ?

Cette approche donne aussi une place majeure aux équipes, souvent moins visibles que les dirigeants. Une enseigne ne grandit pas grâce à son seul fondateur. Derrière les magasins, les collections et les décisions stratégiques, de nombreux salariés participent au fonctionnement quotidien de l’activité. Amancio Ortega insiste sur leur rôle et sur la nécessité de préserver l’avenir de l’entreprise. Sa formule, « ma priorité permanente est la compagnie », prend alors tout son sens. Il ne s’agit pas seulement de faire progresser une marque, mais de maintenir une organisation capable de s’adapter et d’offrir des perspectives à ceux qui y travaillent.

Pour Amancio Ortega, l’argent doit rester un moyen, pas une finalité

Le milliardaire se méfie aussi d’un entrepreneuriat motivé uniquement par l’enrichissement. « Il ne vaut pas la peine d’être entrepreneur seulement pour être riche », estimait-il. L’argent, dans cette logique, doit servir un projet plutôt que le remplacer. Ce raisonnement n’efface pas la dimension financière d’une entreprise : sans ressources suffisantes, impossible d’investir, de recruter ou de traverser les périodes difficiles. Mais il invite à inverser l’ordre habituel des priorités. Au lieu de rechercher d’abord un gain personnel, Amancio Ortega défend l’idée de construire une activité solide, capable de durer.

À 90 ans, son expérience éclaire autrement la notion de réussite. Son immense fortune reste indissociable de la croissance de Zara et d’Inditex, mais ce n’est pas ce qu’il présente comme sa principale source de satisfaction. Dans ses propos, le travail accompli et les responsabilités du dirigeant comptent davantage que son patrimoine. Difficile, bien sûr, de transformer un parcours aussi exceptionnel en recette universelle, applicable à toutes les entreprises. Il rappelle néanmoins une distinction essentielle : gagner beaucoup d’argent et faire de l’argent son objectif principal ne sont pas nécessairement la même chose.

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