(Crédits: Unsplash - James Baltzs)
Le Parlement doit se prononcer, lundi et mardi, sur le texte qui prévoit la réintroduction temporaire de deux insecticides néonicotinoïdes interdits, pour la culture de la betterave, de la noisette, de la pomme et de la cerise.
Un an après les débats houleux autour de la loi Duplomb , la question des pesticides continue de diviser sur l'adaptation des exploitations agricoles au changement climatique. Ce lundi à l'Assemblée nationale, puis mardi au Sénat, les parlementaires se prononceront sur le projet de loi d'urgence agricole, dont la version de compromis adoptée en commission mixte paritaire (CMP) jeudi dernier porte toujours des dispositions controversées.
Au-delà du projet de doublement de la capacité de stockage d'eau d'ici 2035, la question de la réintroduction temporaire de deux insecticides néonicotinoïdes interdits depuis 2020 , l'acétamipride et le flupyradifurone constitue le principal point d'achoppement. Le texte prévoit que ceux-ci, autorisés ailleurs en Europe soient réautorisés pour un an pour les filières noisette, betterave sucrière, pomme et cerise, actuellement sans réelles alternatives pour se protéger des ravageurs ou de certaines maladies. Certaines années, leurs rendements ont reculé de 20 % à 60 %.
Si le texte devrait aisément être voté au Sénat, l'adoption s'annonce beaucoup plus incertaine à l'Assemblée nationale face à l'opposition de la gauche et les divisions au sein du bloc central. Dans une interview au JDD , la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a jugé le débat sur les produits phytosanitaires « extrêmement émotionnel » appelant à ne pas faire échouer « par idéologie, calcul ou peur » un texte pensé pour lever les freins à la production agricole. En cas de vote par les deux assemblées, la loi serait définitivement adoptée.

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