Salaire : voici combien d’argent vous gagneriez en plus chaque mois si vous travailliez en Suisse
information fournie par Grazia 13/02/2026 à 16:23

Shutterstock

Les salaires suisses font rêver, mais le coût de la vie et les charges peuvent vite changer la donne pour les travailleurs français.

Chaque année, ce sont des milliers de Français, habitant les départements frontaliers comme la Haute-Savoie ou l’Ain , qui se rendent en Suisse pour travailler. Et pour cause, puisque les rémunérations y sont bien supérieures à celles proposées en France. Selon les secteurs, la différence peut être de plus de 70 % , toujours à l’avantage de la Suisse. Cependant, en faisant de telles comparaisons, il convient de prendre en compte d’autres facteurs, comme le coût de la vie, le fonctionnement de l’assurance santé ou le système d’impôts.

Disons-le tout de suite avant d’aller plus loin : le modèle le plus avantageux pour un Français reste de vivre en France, proche de la frontière, et d’aller travailler en Suisse. Cela permet de profiter d’un salaire plus alléchant, sans pour autant subir le coût de la vie suisse, bien plus élevé que le nôtre .

Pourquoi la Suisse propose des rémunérations aussi élevées ?

Nous sommes beaucoup à penser que les salaires sont plus généreux en Suisse qu’en France. Ce n’est pas qu’une simple idée reçue, car la rémunération d’un travailleur suisse est en moyenne de 5 600 € brut par mois , là où son équivalent français dépasse rarement les 3 200 €. Comment expliquer une telle différence ? Eh bien, l’économie suisse est bien plus compétitive que l’économie française, portée par certains secteurs très forts, comme la pharmaceutique, la finance ou l’informatique .

Bien sûr, ces écarts de salaire ne sont pas les mêmes selon l’activité exercée . En 2025, c’est dans le secteur bancaire qu’un travailleur suisse pouvait toucher la rémunération la plus élevée, aux alentours de 15 000 € par mois. Un médecin spécialiste peut espérer atteindre et même dépasser les 11 000 €, tandis qu’un ingénieur en information peut toucher jusqu’à 9 000 €. Parmi les métiers moins qualifiés, comme ceux des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration , les salaires tournent autour de 4 500 €. En France, les salaires sont plus homogènes et, à poste équivalent, peuvent facilement doubler, voire tripler, en passant la frontière.

En Suisse, où gagne-t-on réellement le plus selon les cantons ?

Ces réalités ne sont pas non plus les mêmes selon votre localisation dans le pays . Les salaires peuvent varier d’un canton à l’autre. C’est à Zurich que l’on touche les rémunérations les plus élevées, 7 000 CHF par mois en moyenne (environ 7 500 €). À la deuxième place du classement se trouve Genève, plus proche de la frontière française et dont le salaire minimum est l’un des plus élevés d’Europe .

Bâle et son industrie pharmaceutique ne sont pas en reste et proposent des salaires très attractifs . À l’inverse, le Tessin est le canton dans lequel les travailleurs sont les moins bien rémunérés (5 400 CHF en moyenne, soit 5 800 €). En France, sans surprise, c’est dans les grandes métropoles, comme Paris, Lyon ou Toulouse, que se concentrent les salaires les plus élevés .

Vivre en France et travailler en Suisse, l’équilibre idéal ?

La Suisse peut faire rêver de nombreux travailleurs français , mais sachez que le coût de la vie n’y est pas du tout le même qu’en France. Un appartement d’une seule chambre à Genève ou à Zurich peut vous coûter entre 1 600 et 2 600 € par mois. Des montants qui peuvent rebuter bon nombre de frontaliers. Ainsi, résider en France, mais habiter en Suisse permet de profiter de hauts salaires et de loyers plus abordables . De même, les prix des courses, des abonnements téléphoniques et des transports sont environ 30 à 60 % moins chers côté français.

En Suisse, le marché de l’emploi reste très dynamique , avec un taux de chômage très faible et des besoins importants de salariés compétents dans les secteurs de la santé, de la finance ou des énergies renouvelables. Les employeurs recherchent activement des profils qualifiés et apprécient tout particulièrement les travailleurs français, généralement bien formés .