Quelles sont les aides pour un demandeur d’emploi ?
information fournie par Boursorama avec LabSense 10/06/2026 à 08:30

Perdre son emploi peut fragiliser rapidement une situation financière. Pourtant, plusieurs aides existent pour accompagner les demandeurs d’emploi dans leurs dépenses du quotidien, leurs démarches de retour à l’emploi ou leurs projets de formation.

Quelles sont les aides pour un demandeur d’emploi ? / iStock.com - fizkes

Des aides financières pour faire face à la perte d’emploi

Lorsqu’une personne perd son travail, elle peut d’abord bénéficier de l’Allocation de retour à l’emploi (ARE), versée sous certaines conditions après une période d’activité salariée. Pour les personnes qui arrivent en fin de droits ou qui ne remplissent pas les critères d’indemnisation, d’autres dispositifs peuvent prendre le relais, comme le RSA ou l’Allocation de solidarité spécifique (ASS). Certaines aides ponctuelles viennent également soutenir les foyers les plus modestes. C’est notamment le cas de la prime de Noël, versée automatiquement aux bénéficiaires éligibles par la CAF ou France Travail. En 2026, son montant de base atteint 152,45 euros pour une personne seule, avec une revalorisation selon la composition du foyer.

Des dispositifs pour faciliter la mobilité et les déplacements

Le retour à l’emploi passe souvent par la mobilité. Pour cette raison, France Travail propose une aide spécifique destinée aux demandeurs d’emploi qui doivent se déplacer pour un entretien, une formation ou un concours situé à plus de 60 kilomètres aller-retour de leur domicile. Cette aide peut couvrir plusieurs frais : le transport, les repas et l’hébergement. Les demandeurs d’emploi peuvent aussi obtenir une aide pour financer le permis de conduire lorsque son absence représente un frein à l’embauche. France Travail peut alors accorder jusqu’à 1 200 euros selon la situation du candidat. Dans certaines régions, des réductions sur les transports en commun ou les billets SNCF sont également proposées aux chômeurs afin de faciliter leurs déplacements professionnels.

La formation, un levier important pour retrouver un emploi

Les aides à la formation occupent une place centrale dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Plusieurs dispositifs permettent de financer une formation ou de maintenir une rémunération pendant cette période. L’Aide individuelle à la formation (AIF) peut prendre en charge les frais pédagogiques lorsque la formation est jugée utile au retour à l’emploi. Pour les personnes déjà indemnisées au chômage, l’Allocation de retour à l’emploi formation (AREF) permet de continuer à percevoir son allocation pendant la durée de la formation validée par France Travail. Les demandeurs d’emploi non indemnisés peuvent quant à eux bénéficier de la Rémunération de formation France Travail (RFFT), dont le montant peut atteindre 775,65 euros par mois pour les plus de 26 ans. Enfin, lorsque les droits au chômage prennent fin avant la fin du parcours de formation, la Rémunération de fin de formation (RFF) peut prendre le relais sous certaines conditions.

Des aides pour changer de métier ou créer son activité

Les demandeurs d’emploi qui souhaitent se reconvertir peuvent aussi profiter de dispositifs spécifiques. Grâce à l’AFPR ou à la Préparation opérationnelle à l’emploi (POE), certaines entreprises forment directement les candidats afin qu’ils acquièrent les compétences nécessaires au poste proposé. La Validation des acquis de l’expérience (VAE) permet également de faire reconnaître officiellement des compétences professionnelles acquises sur le terrain, sans passer par un cursus scolaire classique. Enfin, les personnes qui envisagent de créer ou reprendre une entreprise peuvent demander l’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE). Ce dispositif permet de percevoir une partie des droits au chômage sous forme de capital afin de financer le lancement de l’activité. En 2026, le versement représente 60 % des droits restants à l’ARE, sous réserve d’acceptation du dossier d’ACRE.

Un accompagnement renforcé pour les jeunes demandeurs d’emploi

Les moins de 26 ans peuvent bénéficier du Contrat d’engagement jeune (CEJ), un dispositif qui combine accompagnement intensif et aide financière mensuelle. Il s’adresse aux jeunes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle et prévoit un suivi par France Travail ou les missions locales. En contrepartie, les bénéficiaires doivent s’engager dans des démarches actives de recherche d’emploi, de formation ou d’immersion professionnelle. En 2026, l’allocation peut atteindre 561,68 euros par mois selon la situation du jeune demandeur d’emploi.