Euro, dollar, livre sterling : faut-il changer son argent avant de partir ? information fournie par Boursorama avec Editorialink 16/07/2026 à 15:08
À l’approche d’un voyage, la question des devises revient souvent. Quelques vérifications suffisent pourtant à limiter les frais et les mauvaises surprises.
Partir avec une liasse de dollars ou de livres sterling n’est plus un passage obligé. Dans de nombreuses destinations, la carte bancaire permet de régler l’essentiel des dépenses et de retirer de la monnaie locale à l’arrivée. Changer une petite somme avant le départ reste néanmoins utile pour payer un taxi, un commerçant dans un marché ou faire face à un terminal hors service. La bonne stratégie consiste donc à répartir les moyens de paiement , sans transporter trop de liquide.
Taux de change : ce qu’il faut vraiment comparer
Le taux de change indique la valeur d’une monnaie par rapport à une autre : par exemple, le nombre de dollars obtenus pour un euro. Il évolue chaque jour selon l’offre et la demande, les décisions des banques centrales, l’inflation ou le contexte politique. Mais le cours affiché dans les médias est généralement un taux de référence, proche du marché interbancaire. Le voyageur reçoit un taux auquel s’ajoutent parfois une marge et une commission. C’est ce coût total, et non la seule mention « 0 % de commission », qu’il faut comparer.
Faut-il attendre le « meilleur moment » ? Pour un budget de vacances classique , tenter d’anticiper les variations de l’euro face au dollar ou à la livre sterling relève souvent du pari. Une évolution minime du cours aura généralement moins d’impact qu’un mauvais taux pratiqué dans un aéroport ou une commission fixe élevée. Mieux vaut s’y prendre une à trois semaines avant le départ, comparer le montant réellement remis pour 100 ou 500 euros, puis changer seulement la somme nécessaire aux premières dépenses. Fractionner l’achat peut aussi lisser le risque pour un montant important.
Changer en France ou attendre d’être sur place ?
Les banques, les bureaux de change et les plateformes en ligne proposent des devises courantes, mais leurs conditions diffèrent. Une agence bancaire peut demander plusieurs jours, voire deux semaines, pour commander des billets et facturer des frais de service. Les bureaux de change sont plus rapides, mais ceux des aéroports ou des quartiers touristiques appliquent souvent des marges élevées. Pour une monnaie peu disponible en France, il peut être plus rationnel d’emporter des euros et de les convertir sur place, plutôt que de passer d’abord par le dollar et de subir deux opérations de change.
Dans les pays où la carte est largement acceptée, payer directement en monnaie locale est souvent la solution la plus simple. Il faut toutefois refuser la conversion proposée par certains terminaux ou distributeurs en euros : cette « conversion dynamique » laisse au commerçant ou à l’opérateur le soin de fixer le taux, rarement favorable. Sélectionner la devise du pays permet au réseau de carte et à la banque d’effectuer la conversion. Avant de partir, il reste prudent de vérifier la validité de la carte, ses plafonds, ses assurances et les modalités d’opposition.
Les bons réflexes pour payer à l’étranger
Chez BoursoBank, les paiements par carte sont gratuits et illimités partout dans le monde, en euros comme en devises, avec application du taux de change Visa sans frais supplémentaires. Les retraits en euros et en francs CFP sont gratuits pour les cartes Welcome, Ultim et Metal. En devises, Welcome comprend habituellement un retrait gratuit par mois, puis 1,69 % par retrait supplémentaire. Ultim en inclut trois, puis applique le même taux. Metal offre des retraits gratuits et illimités. Une banque locale peut malgré tout facturer ses propres frais de distributeur .
La préparation compte donc davantage que la recherche d’un cours parfait. Mieux vaut conserver un peu d’espèces, utiliser sa carte pour la majorité des achats et effectuer peu de retraits, dans des distributeurs bancaires reconnus. Depuis l’application BoursoBank, le client peut consulter le taux estimé, suivre ses opérations, ajuster ses plafonds, verrouiller sa carte et déclarer son séjour afin d’adapter les alertes antifraude. Les virements internationaux dans des dizaines de devises sont aussi proposés sans frais d’émission.