Congé supplémentaire de naissance: ce que change la règle des 58 jours pour votre retraite information fournie par Le Particulier 04/09/2026 à 17:02
Sommaire:
Un impact direct sur la retraite des jeunes parents- Le piège du congé trop court: pourquoi un mois ne suffit pas
- Chevauchement d'années: attention au millésime du trimestre
- Pensez à vérifier vos droits
Un impact direct sur la retraite des jeunes parents
Depuis le 1er juillet 2026, les jeunes parents bénéficient d’un tout nouveau levier pour passer du temps avec leur enfant: le congé supplémentaire de naissance. Ce dispositif offre jusqu‘à deux mois de repos indemnisés pour chaque parent. Si l’avancée sociale a été largement saluée, les conséquences sur la future pension de retraite sont restées floues durant quelques semaines.
Pour éclairer la lanterne des assurés, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) a publié le 13 août 2026 une circulaire(1) fixant le mode de calcul pour valider des trimestres au titre du régime de base. Un chiffre clé est désormais à retenir: 58.
Le piège du congé trop court: pourquoi un mois ne suffit pas
C’est là que réside le premier piège pour les assurés. Si vous choisissez de ne prendre qu’un seul mois de congé supplémentaire, soit environ 30 jours calendaires, vous restez sous le seuil requis par la Cnav. Ce mois indemnisé ne permet donc pas, à lui seul, de valider un trimestre supplémentaire de retraite.
Pour atteindre le seuil nécessaire, il faut prolonger le congé ou prendre une seconde période afin de totaliser au moins 58 jours d’indemnisation. Ces journées n’ont cependant pas l’obligation d’être posées à la suite. Le dispositif offre donc une certaine souplesse: il est possible de fractionner le congé en deux périodes distinctes.
Attention toutefois à un dernier prérequis réglementaire: l’assuré doit être déjà affilié à la sécurité sociale en tant que cotisant avant d’entamer ce congé. La moindre cotisation enregistrée au préalable permet de cocher cette case.
Chevauchement d'années: attention au millésime du trimestre
L’autre finesse de la circulaire concerne le calendrier. Il n’est pas rare qu’un congé à cheval sur deux années commence en décembre et se poursuive sur le mois de janvier. Dans ce cas de figure, à quelle année civile le trimestre est-il imputé? La Cnav est formelle: le trimestre est rattaché à l’année au cours de laquelle le 58e jour d’indemnisation est atteint.
Exemple: Un parent commence son congé supplémentaire à la fin de l’année 2026 et poursuit son absence en janvier 2027. Si son 58e jour d’indemnisation intervient au cours du mois de janvier 2027, le trimestre sera rattaché au compteur de l’année 2027, et non à celui de 2026.
Cette précision est stratégique pour quiconque cherche à valider un nombre précis de trimestres sur une année donnée pour éviter les années lacunaires.
Pensez à vérifier vos droits
Si les échanges d’informations entre l’Assurance maladie et la Cnav sont en principe automatisés, la nouveauté du dispositif incite à la prudence. Pensez à garder précieusement vos attestations de paiement d’indemnités journalières.
Vérifiez donc la mise à jour de votre relevé de situation individuelle dans les mois qui suivent. Pour ce faire, connectez-vous à votre espace personnel sur le site info-retraite.fr ou lassuranceretraite.fr afin de vous assurer que la mention de ce trimestre attribué apparaît correctement dans votre historique de carrière.
Source:
(1) Circulaire Cnav du 13 août 2026 - Lien .