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Les femmes à la tête des grandes entreprises
information fournie par Le Particulier pour BoursoraMag15/06/2021 à 08:30
Temps de lecture: 3 min

Quand on parle de l’accession des femmes à la tête des grandes entreprises, on parle souvent d’un «plafond de verre» crédit photo : Shutterstock

Quand on parle de l’accession des femmes à la tête des grandes entreprises, on parle souvent d’un «plafond de verre» crédit photo : Shutterstock

Quand on parle de l’accession des femmes à la tête des grandes entreprises, on parle souvent d’un « plafond de verre ». Nombreuses femmes s’y seraient confrontées et à capacités égales c’est un homme qui aurait accédé au poste convoité. Certaines exceptions sont quand même parvenues à gravir tous les échelons. Où en sommes-nous en 2021 ?

Toujours trop peu de femmes en haut de l’échelle

Selon un rapport de l’observatoire Skema paru début 2021, la féminisation des postes de décision des entreprises du CAC 40 progresse, mais très lentement. Paradoxalement, l’observatoire Skema remarque que les entreprises plus féminisées ont tendance à obtenir des résultats plus performants. En 2011, pour tenter de remédier à la disparité hommes femmes, la loi Copé-Zimmermann a imposé un quota de 40% de femmes au sein des conseils d’administration des grandes et moyennes entreprises. Toutefois, aujourd’hui encore certaines entreprises se distinguent par leur capacité à contourner la loi. Selon l‘observatoire Skema, une dizaine de sociétés restent en dessous de ce seuil des 40%. Il s’agit de Safran, Crédit Agricole , Worldline, Schneider Electric, Orange, Engie, Renault, Veolia, Airbus et AcelorMittal. Chez Vivendi, qui se vante d’employer 49% de femmes chez les cadres, on ne trouve aucune femme dans le comité exécutif.

Danone, L‘Oréal, Total, Hermès, des exemples à suivre

En 2020, Danone se distingue grâce à sa promotion professionnelle des femmes: 3 femmes sur 7 sont membres du comité exécutif (soit 42,86%), pour une proportion de femmes cadres de 51%. Autrement dit, note l‘observatoire, Danone sait «piocher» dans son vivier de femmes cadres pour les faire progresser au sommet. On note aussi que Total, L’Oréal et Hermès se font remarquer comme des championnes de la diversité pour ce qui est de la féminisation de leur comité exécutif.

Catherine MacGregor, à la tête d’une entreprise du CAC 40

Parmi les 40 poids lourds du marché parisien, un seul groupe est dirigé par une femme. En 2020, après vingt-trois ans passés au sein du parapétrolier «Schlumberger», Catherine MacGregor est devenue, à 48 ans, la directrice générale d‘Engie. Cette centralienne succède à Isabelle Kocher et a pour mission de recentrer le groupe sur ses activités stratégiques. En s’éloignant du CAC 40 et en observant les 120 groupes cotés au SBF, le constat n’est pas brillant. Les femmes sont à la tête de seulement 10 d’entre eux et seules trois femmes concentrent les fonctions de présidente et directrice générale. Il s’agit de Christel Bories chez Eramet, Marie Cheval chez Carmila et Stéphane Pallez à la Française des Jeux.

Sophie Bellon, une femme qui fait son chemin

En 2016, Sophie Bellon prend la présidence de Sodexo, l’entreprise familiale créée par son père 50 ans plus tôt. Elle a d’abord fait ses preuves hors du groupe avant de gravir les échelons de ce géant du CAC 40. L’ascension ne s’est pas faite toute seule. À l’été 2012, Pierre Bellon avait annoncé à ses quatre enfants qu’il ne choisirait pas son successeur et que l’un d’entre eux devrait faire l’unanimité dans l’entreprise. Au final, Sophie est désignée par un comité des sages après bien des réunions. Sophie Bellon est donc devenue une icône féminine du monde des affaires. Ce rôle lui va bien. Militante de la cause des femmes dans l’entreprise, elle avait ouvert en 2009 le réseau féminin d’entreprises baptisé «Swift» pour faire «avancer l’égalité par l’égalité».

Angeles Garcia-Poveda, une aventure peu banale

Son parcours est tout aussi exemplaire qu’atypique. Angeles Garcia-Poveda, 49 ans, a passé quinze ans au «Boston Consulting Group» entre 1993 et 2008. Tout d’abord simple consultante, puis «global recruiting manager» au sein du cabinet, elle est devenue en 2009 associée chez «Spencer Stuart», l’un des leaders mondiaux du recrutement de cadres, de seniors, et de membres de CA. À l’été 2020, elle a été nommée présidente du conseil d’administration du groupe français Legrand, l’un des leaders mondiaux des infrastructures électriques et numériques. Cette nomination a fait grand bruit puisqu’elle est devenue avec Sophie Bellon la deuxième femme présidente d’un conseil d’administration du CAC 40. Cette femme de pouvoir a tracé sa route seule et s’est donné pour mission de féminiser les secteurs où la parité est bien loin d’être atteinte.

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