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Ces enfants millionnaires grâce à YouTube
information fournie par Le Particulier pour BoursoraMag09/08/2021 à 08:30
Temps de lecture: 2 min

29,5 millions de dollars: c’est la somme engrangée par Ryan Kaji, jeune Youtubeur américain de 9 ans, en 2020 crédit photo : Shutterstock

29,5 millions de dollars: c’est la somme engrangée par Ryan Kaji, jeune Youtubeur américain de 9 ans, en 2020 crédit photo : Shutterstock

29,5 millions de dollars : c’est la somme engrangée par Ryan Kaji, jeune Youtubeur américain de 9 ans, en 2020. Pour la troisième année consécutive, le garçonnet arrive en tête du classement des Youtubeurs les mieux rémunérés réalisé par Forbes. Comme lui, de nombreux enfants gagnent des sommes colossales grâce à la plateforme. Une situation qui n’est pas sans poser un certain nombre de questions.

Multimillionnaire à 9 ans

Ryan Kaji (de son vrai nom Ryan Guan) avait 3 ans quand ses parents ont créé la chaîne Youtube Ryan ToysReview, rebaptisée depuis Ryan’s world. On y voit le petit garçon tester des jouets ou faire des démonstrations ludiques autour des sciences. Ryan possède par ailleurs une gamme de produits dérivés à son nom (vêtements, talkies-walkies, sacs à dos et même dentifrice) et sa propre émission sur la chaîne Nickelodeon, Ryan’s Mystery Playdate . Ses parents et ses petites sœurs apparaissent souvent dans ses vidéos, et son père dirige Sunlight Entertainment, le groupe de production audiovisuelle qui supervise sa carrière.

Les enfants Youtubeurs, une situation qui suscite des critiques

À la septième position du classement des Youtubeurs les mieux rémunérés figure une autre mineure, la Russe Nastya, 6 ans, qui a gagné 18,5 millions de dollars en 2020 grâce à ses six chaînes YouTube. Ce phénomène concerne aussi la France avec Swan et Néo, Gabin et Lili, Kalys ou encore Athéna…

A priori innocentes, ces chaînes YouTube sont pointées du doigt pour de multiples raisons. Se pose bien entendu la question de l’équilibre psychologique de ces enfants, de leur construction, et du risque de perte de contact avec la réalité. Les pédopsychiatres dénoncent ce qui s’apparente à un travail et le fait que les parents fassent de leur enfant un produit.

En parallèle, on peut s’interroger sur l’impact de ces vidéos sur leurs jeunes spectateurs. Ces derniers sont incapables de reconnaître une vidéo sponsorisée, ce qui s’apparente en quelque sorte à de la publicité déguisée. Leurs détracteurs soulignent par ailleurs le fait que ces contenus poussent à la surconsommation et créent une vision d’un monde idéal ou tout serait accessible.

Une loi pour encadrer les chaînes des mineurs

Face à un vide juridique, la France a adopté une loi en avril dernier pour protéger les enfants Youtubeurs et leurs intérêts. Il s’agit d’une première dans le monde. Calquée sur le régime des enfants du spectacle, celle-ci fixe un cadre réglementant le travail des jeunes influenceurs digitaux. Elle sécurise les revenus obtenus à partir de la monétisation des vidéos, des placements de produits et divers partenariats, ceux-ci étant obligatoirement placés sur un compte à la Caisse des dépôts et consignations jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant. Autre élément important, les jeunes Youtubeurs disposent désormais d’un droit à l’oubli qui leur permet de supprimer une vidéo postée par leurs parents s’ils en font un jour la demande.

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